Transport - Iharana et Air Madagascar au cœur des priorités nationales
Iharana et Air Madagascar figurent au cœur des réformes engagées dans le secteur des transports.
Visite ministérielle au port d’Iharana
Le ministre des Transports et de la Météorologie, Andrianavalona Ramanambola Herizo, s’est rendu au port d’Iharana, dans la région SAVA, pour une visite de terrain. Sur place, il était accompagné du Directeur général de la SMMC, Hajatiana Endor Cadet, et du Directeur général de l’APMF, Jaquis Georges Rainimbahy.
Une réunion de travail a ensuite réuni les opérateurs économiques de Vohemar, acteurs clés des activités d’importation et d’exportation dans la région. Les échanges ont porté sur les problèmes du terrain et les solutions pour améliorer le transport et le fonctionnement du port. Devant la presse, le ministre a insisté sur le renforcement de la coopération entre tous les acteurs concernés. Ce dernier a insisté sur la transparence des accords, importante pour le développement économique de la région SAVA. « La solidarité et la collaboration doivent guider chaque action dans le secteur des transports » a-t-il rappelé.
Réformes structurelles en cours
Le membre du gouvernement a aussi évoqué un projet de loi déjà déposé à l’Assemblée nationale. Son examen figure à l’ordre du jour de la première session parlementaire de 2026. Ce texte vise la modernisation du transport maritime et fluvial, dont le cadre juridique remonte aux années 1990 et 2000, période désormais éloignée des réalités actuelles du secteur.
Dans un autre registre, la relance d’Air Madagascar mobilise également les autorités. Le président de la Refondation de la République, le colonel Randrianirina Michaël, a exprimé sa volonté de redynamiser la compagnie lors d’une intervention télévisée le 31 mai dernier. Une Task Force a été mise en place pour conduire ce chantier dans un délai de six mois. Sa quatrième réunion s’est tenue le 4 juin sous la direction du secrétaire général du ministère des Transports et de la Météorologie. Les discussions ont porté sur le redressement de la compagnie, actuellement bloquée par une procédure judiciaire liée à ses dettes, estimées à environ 100 millions de dollars, dont une part importante concerne l’État et les entreprises publiques.




