Madagascar–PAM : 240 000 élèves concernés par l’alimentation scolaire
Les autorités malgaches ont échangé à Anosy avec le PAM et le FIDA sur la sécurité alimentaire, l’agriculture et de nouvelles coopérations.
Coopération internationale
Environ 240 000 élèves dans près de 650 écoles bénéficient du programme d’alimentation scolaire à Madagascar. Ce dispositif repose sur l’achat de produits locaux et mobilise plus de 10 000 petits agriculteurs. À Anosy, le 4 juin 2026, les autorités ont échangé avec deux partenaires majeurs du secteur agricole. Il s’agit du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et du Fonds international de développement agricole (FIDA).
Avec le PAM, les discussions rappellent une collaboration engagée depuis 2016. Face au changement climatique et aux difficultés rurales, les deux parties adoptent une approche commune pour relier agriculture et sécurité alimentaire. Cette approche relie agriculture et sécurité alimentaire. «L’objectif consiste à renforcer la résilience des populations et à améliorer leur accès à une alimentation suffisante » selon le ministre RAMINDO Gaëtan. Plusieurs priorités se dégagent, dont la création de banques alimentaires pour améliorer la nutrition. Le programme d’alimentation scolaire reste un axe central. Il soutient simultanément les élèves et les producteurs locaux.
Nouvelles perspectives de partenariat
Les deux partenaires soulignent l’importance de coordonner les projets. Ces derniers visent à favoriser la création d’emplois en milieu rural. Par ailleurs, les échanges avec le représentant du FIDA à Madagascar, Joseph Rostand Olinga Biwole portent sur l’évaluation des projets en cours et les futures collaborations.
Plusieurs priorités stratégiques ressortent des discussions. Parmi elles, la création d’une unité dédiée à la jeunesse au sein du ministère, afin de renforcer leur place dans le développement agricole. Les partenaires souhaitent aussi moderniser le secteur grâce à la mécanisation agricole, avec l’introduction de tracteurs et d’équipements adaptés. Ils prévoient également l’extension des pôles d’innovation agricole dans le sud du pays, notamment à Androy, ainsi que la promotion de techniques d’irrigation plus efficaces comme le goutte-à-goutte.




