Histoire : En France, une conférence retrace l’attachement de Ranavalona III à Saint-Honoré-les-Bains
La dernière reine de Madagascar sera au cœur d’une conférence organisée ce vendredi 5 juin 2026 à Saint-Honoré-les-Bains, en France. L’événement met en lumière le lien particulier qui unissait Ranavalona III à cette station thermale bourguignonne découverte durant son exil.
Plus d’un siècle après sa disparition, Ranavalona III continue de susciter l’intérêt bien au-delà des frontières malgaches. Ce vendredi 5 juin 2026, le Pôle culturel de Saint-Honoré-les-Bains accueillera une conférence consacrée à la dernière souveraine de Madagascar. Animée par l’historien Patrick Serre, cette rencontre retracera le destin singulier d’une reine contrainte à l’exil après la conquête de Madagascar par la France à la fin du XIXe siècle.
Un lien particulier avec la Bourgogne
Si l’histoire de Ranavalona III est souvent associée à son départ forcé de Madagascar en 1897, la conférence mettra également en lumière une facette moins connue de son parcours : son attachement à la Bourgogne et au Morvan. Au cours de son exil, la souveraine découvre la station thermale de Saint-Honoré-les-Bains. Réputée pour ses eaux minérales et ses cures destinées notamment aux personnes souffrant de rhumatismes ou de troubles respiratoires, la commune lui offre un cadre naturel apaisant. Malgré l’éloignement de sa terre natale, elle développe une affection particulière pour cette région française.
Faire revivre une mémoire oubliée
Née en 1861 et montée sur le trône à l’âge de 22 ans, Ranavalona III demeure une figure marquante de l’histoire malgache. Après son exil, elle séjourne successivement à La Réunion puis en Algérie, où elle vit sous surveillance jusqu’à sa mort.
À travers cette conférence, les organisateurs souhaitent faire redécouvrir le parcours d’une femme confrontée à l’arrachement, mais qui a su conserver la mémoire de son royaume tout en tissant des liens avec les lieux qui ont marqué sa vie d’exilée. Une manière, pour Saint-Honoré-les-Bains, de rendre hommage à une page méconnue de l’histoire partagée entre Madagascar et la France.




