Ankarafantsika - Un patrimoine naturel en danger
Les incendies et la pression humaine fragilisent le parc d’Ankarafantsika et menacent son équilibre écologique, malgré sa grande richesse naturelle.
Un équilibre écologique fragilisé
Le Parc national d'Ankarafantsika subit une dégradation progressive liée surtout aux activités humaines. Les feux de brousse représentent la principale menace. Souvent déclenchés à l’extérieur de l’espace, ils progressent ensuite vers l’intérieur et détruisent la végétation. Autour du parc, la présence des populations locales et l’arrivée de migrants compliquent la gestion de l’espace.
Pourtant, ce site abrite une richesse biologique remarquable. Plus de 800 espèces de plantes y poussent, dont une grande partie ne se retrouve nulle part ailleurs. La faune compte également huit espèces de lémuriens, dont certaines menacées. Le propithèque de Coquerel, emblème du parc, figure parmi les espèces en danger. Les incendies reviennent chaque année. Selon Madagascar National Parks, environ 215 foyers de feu touchent la zone chaque année depuis plusieurs années. Les analyses montrent que presque tout le parc a brûlé au moins une fois entre 1988 et 2022, certaines zones plusieurs fois.
Des impacts visibles sur la faune et la flore
Les recherches indiquent aussi une baisse de la biodiversité dans les secteurs régulièrement brûlés. Les lémuriens se concentrent surtout dans les zones épargnées par le feu ou brûlées depuis longtemps. Les incendies réduisent également la capacité de régénération de la forêt. Au-delà de l’environnement, les chercheurs constatent des situations sociales compliquées autour du parc. Les habitants locaux et les migrants utilisent les terres de différentes manières. Cela crée parfois des tensions. Des formes de collaboration existent toutefois entre certains groupes pour exploiter les espaces.
Face à ces défis, les spécialistes recommandent une meilleure organisation du vivre-ensemble autour du parc. Ils proposent de renforcer l’accueil et la sensibilisation des nouveaux arrivants, ainsi que d’améliorer la communication entre les groupes concernés. L’objectif consiste à concilier gestion de l’espace et protection du zone.




