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Economie

Hary Landza - « Madagascar doit mieux exploiter son potentiel agricole »

28/05/2026 06:21 © Moov

Madagascar possède un fort potentiel agricole encore peu exploité. Le secteur doit se moderniser grâce à la technologie et à de meilleurs investissements.

Les nouvelles technologies au service des rendements

Le potentiel agricole de Madagascar reste immense, pourtant le secteur peine encore à produire de vrais résultats économiques. Pour Hary Landza, directeur général de Madagascar Agricultural Group, le pays doit accélérer la modernisation de son agriculture et corriger plusieurs faiblesses structurelles. Installée à Ankazobe, l’entreprise intervient depuis 2011 dans la production agricole, avant sa formalisation en 2016. Ses activités concernent principalement les plantes à huiles essentielles, mais aussi le consulting agricole, les études techniques, la conception et la gestion de projets.
Madagascar Agricultural Group défend surtout une agriculture durable et inclusive. Dans cette démarche, l’entreprise mise fortement sur la digitalisation agricole et l’agriculture de précision. Pour Hary Landza, les nouvelles technologies représentent aujourd’hui une solution efficace afin d’améliorer les rendements tout en préservant les ressources naturelles. Une équipe composée d’ingénieurs agronomes et d’ouvriers agricoles travaille déjà sur plusieurs projets liés à cette approche moderne de l’agriculture.

Des faiblesses structurelles

Malgré les nombreux atouts naturels du pays, le DG constate une agriculture encore peu performante. Selon lui, une grande partie des productions reste tournée vers la subsistance au lieu de viser le marché ou l’exportation. « Madagascar possède un énorme potentiel agricole, mais son exploitation reste insuffisante », explique-t-il. Le responsable évoque également plusieurs difficultés qui ralentissent le développement du secteur. Parmi elles figurent le manque de données fiables, l’accès limité aux informations agricoles ainsi qu’une mauvaise orientation des investissements. Il souligne certaines difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de plusieurs projets agricoles publics. Hary Landza cite par exemple l’installation d’unités de transformation de tomates dans des régions qui produisent très peu cette culture. Dans d’autres cas, des équipements arrivent sur place sans accompagnement technique ni formation adaptée. Pour lui, le redressement de l’agriculture malgache passe avant tout par une forte volonté politique. Les financements, les matériels et les formations doivent, selon lui, cibler les bons besoins et les bonnes zones de production.

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