Violences basées sur le genre : plus de 13 000 survivants pris en charge à Madagascar en 2025
En 2025, l'UNFPA a accompagné à Madagascar plus de 13 500 survivant(e)s de violences sexistes et sexuelles sur les plans médical, psychologique et légal. L'agence des Nations Unies a déployé des dispositifs fixes et mobiles pour intensifier la protection des femmes et des filles contre ce fléau qui demeure profondément enraciné dans la Grande Île.
Une prise en charge renforcée
Face à la persistance des violences basées sur le genre à Madagascar, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a intensifié ses interventions durant l’année 2025. Dans son dernier rapport, l’agence des Nations Unies annonce que 13 531 survivant(e)s ont reçu une prise en charge intégrée à travers différents dispositifs déployés sur le territoire national. L’accompagnement proposé comprend des soins médicaux, un soutien psychosocial ainsi qu’une assistance judiciaire. Ces services ont été assurés au sein des Centres d’écoute et de conseils juridiques (CECJ), des Centres de prise en charge intégrée (CPCI), des espaces sécurisés appelés « Safe spaces » ainsi qu’à travers des cliniques mobiles.
Des cliniques mobiles au plus près des victimes
Pour atteindre les populations vivant dans des zones reculées ou affectées par des crises humanitaires, l’UNFPA a misé sur des stratégies mobiles. Ces unités itinérantes ont permis d’apporter rapidement une assistance aux survivant(e)s et de faciliter leur orientation vers des structures spécialisées. L’organisation estime que cette approche contribue à réduire les obstacles liés à l’éloignement géographique et au manque d’accès aux services de protection.
Au-delà de la prise en charge des victimes, le rapport met aussi l’accent sur la prévention des violences. Trente-deux coalitions d’hommes et de garçons promouvant la masculinité positive ont été mises en place, afin de sensibiliser les communautés à l’égalité entre les sexes et à la lutte contre les violences. Dans les zones humanitaires, dix sous-clusters spécialisés dans les VBG ont également été activés pour renforcer la coordination des interventions. Pour l’UNFPA, la lutte contre les violences basées sur le genre reste indissociable de la défense des droits humains et du développement durable à Madagascar.




