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Economie

ZLECAf : un comité national en préparation pour ouvrir Madagascar au marché africain

19/05/2026 15:53 © Moov.Mg

Réunis ce 19 mai 2026 à Antaninarenina, représentants de l’État et opérateurs économiques ont lancé les travaux de mise en place du Comité national de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) de Madagascar. Il s’agit d’une structure appelée à coordonner la stratégie du pays sur le marché africain. Les autorités misent sur cette organisation pour accélérer les exportations malgaches et mieux préparer les entreprises locales à la concurrence continentale.

Promotion des produits malgaches

Le chantier de l’intégration de Madagascar dans la ZLECAf entre dans une phase plus concrète. Un atelier consacré à la mise en place du Comité National de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (CN-ZLECAf) s’est tenu ce mardi à Antaninarenina. Cette future structure aura pour mission de coordonner toutes les actions liées à l’entrée progressive du pays dans le grand marché africain. Le comité réunira plusieurs départements ministériels ainsi que les représentants du secteur privé. L’objectif est de créer une plateforme de concertation chargée de suivre les engagements pris par Madagascar dans le cadre de la ZLECAf et de définir les stratégies d’exportation adaptées au continent africain.

Selon Tiava Rajohnson, Directeur Général du Commerce Extérieur auprès du ministère du Commerce, cette structure jouera un rôle central dans la politique commerciale du pays. « Le marché africain est un vaste marché qui s’offre à nous », a-t-elle déclaré, en soulignant la nécessité de mieux organiser les actions destinées à promouvoir les produits malgaches à l’échelle continentale.

Renforcer la présence de Madagascar sur le marché africain

La Zone de libre-échange continentale africaine est entrée en vigueur en 2021 dans plusieurs pays africains. Madagascar, de son côté, n’a officiellement rejoint l’accord qu’en mai 2025. Pour les autorités, le pays accuse donc un certain retard alors même qu’il dispose d’un potentiel important à l’exportation. La ZLECAf regroupe aujourd’hui plus de 50 pays africains et ouvre l’accès à un marché de plusieurs milliards de consommateurs.

Pour Madagascar, l’enjeu consiste désormais à renforcer sa présence commerciale sur le continent. Le gouvernement veut notamment réduire la dépendance du pays aux importations et encourager davantage les exportations. « L’objectif est que Madagascar ne soit pas uniquement un pays importateur, mais également un pays exportateur », a expliqué Tiava Rajohnson. Plusieurs filières sont déjà identifiées comme porteuses sur le marché africain. Les autorités citent notamment le textile, l’habillement, les accessoires ainsi que les produits agroalimentaires transformés.

Réduction des barrières douanières

D’après les responsables du ministère du Commerce, certains produits transformés malgaches pourraient trouver des débouchés dans des pays africains où l’offre reste encore insuffisante. Les services numériques figurent également parmi les secteurs considérés comme prometteurs, notamment dans les espaces francophones et anglophones du continent. L’un des principaux avantages de la ZLECAf repose sur la réduction des barrières douanières. Selon les explications fournies lors de l’atelier, environ 95 % des produits échangés entre les pays membres bénéficieront d’un droit de douane nul, à l’exception de certains produits sensibles.

Pour les organisateurs, la réussite de cette intégration dépendra surtout de la collaboration entre l’administration et le secteur privé. Heriniaina Ramananarivo, coordonnateur du Projet d’Appui à la mise en œuvre de la ZLECAf à Madagascar, rappelle que la conquête du marché africain nécessitera plusieurs étapes. « Cela ne relève ni de la seule responsabilité de l’État ni uniquement du secteur privé. Cela demande une véritable entraide », a-t-il souligné. Les travaux engagés ce 19 mai doivent également permettre de lancer la rédaction des textes juridiques qui encadreront officiellement le futur comité national. Les autorités espèrent ainsi poser les bases d’une stratégie durable pour permettre à Madagascar de tirer profit de son entrée progressive dans le marché continental africain.

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