Accès à l’eau - 543 infrastructures réalisées dans 19 régions
Madagascar renforce l’accès à l’eau potable avec des réalisations dans 19 régions et plus d’un demi-million de bénéficiaires supplémentaires.
Bilan du ministère
Les difficultés d’accès à l’eau touchent Madagascar et plusieurs pays africains, en raison du changement climatique. La ministre de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, le Dr Elia Minosoa Anjaratiana Randria, l’a rappelé lors d’une conférence de presse organisée le 13 mai à Akorondrano, consacrée au bilan des actions menées entre septembre 2025 et mai 2026.
Cette dernière a souligné que l’accès à l’eau potable figure parmi les priorités nationales inscrites dans la Politique générale de l’État. Face aux défis liés à la croissance démographique, à l’urbanisation et aux aléas climatiques, les autorités poursuivent les efforts pour améliorer durablement la situation. Sur la période concernée, 543 infrastructures hydrauliques se déploient dans 19 régions du pays. Ces réalisations permettent à plus de 529 000 personnes supplémentaires de bénéficier de l’eau potable. Les ouvrages comprennent des forages, des réseaux d’adduction d’eau, des systèmes solaires ainsi que des pipelines.
Zones prioritaires
Des installations ciblées concernent également des sites stratégiques comme les universités et les hôpitaux. À Ankatso et à Vontovorona, des forages répondent désormais aux besoins des étudiants et du personnel. Dans la capitale, plusieurs projets avancent pour renforcer la distribution. Le PAAEP et le projet JIRAMA Water III visent à renforcer le réseau d’eau face aux pénuries fréquentes.
Dans le sud du pays, région particulièrement touchée par la sécheresse, des actions se déploient dans le cadre du programme MIONJO. Les interventions portent notamment sur la construction de pipelines, de systèmes multi-usages et de solutions de dessalement. Malgré ces progrès, des difficultés persistent. Les anciens réseaux ralentissent la distribution de l’eau. Les constructions illégales compliquent la gestion des infrastructures. Le changement climatique accentue également les difficultés dans plusieurs zones. Des travaux de réhabilitation et de modernisation sont programmés, notamment à Ambohimiandra. Les autorités suivent également les plaintes des usagers et renforcent la coopération avec les partenaires techniques et financiers afin de consolider l’accès à l’eau potable dans tout le pays.




