Atsimo Atsinanana - ProSAR améliore la vie des ménages
Dans le sud-est de Madagascar, ProSAR accompagne les ménages vers plus d’autonomie face aux défis de la malnutrition et des chocs climatiques.
Autonomisation des ménages
Près de 40 % de la population malgache vit avec la malnutrition chronique. L’insécurité alimentaire reste également très élevée dans le pays. Dans ce contexte, le programme ProSAR Projet pour la Sécurité Alimentaire, Nutrition et Renforcement de la Résilience termine ses interventions dans le sud-est de Madagascar. La cérémonie de clôture s’est tenue le 6 mai 2026. Mis en œuvre par la GIZ pour le compte du Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, ce programme s’est déployé pendant plusieurs années dans la région Atsimo Atsinanana. Il vise l’amélioration de la nutrition, la sécurité alimentaire et la résilience des communautés face aux chocs.
Le projet cible principalement les femmes en âge de procréer et les enfants de 6 à 24 mois. Doté d’un financement de 14,11 millions d’euros, ProSAR adopte une approche multisectorielle. Les actions couvrent l’agriculture, la nutrition, la santé, l’hygiène et l’inclusion économique. Plus de 26 000 bénéficiaires profitent des interventions, en grande majorité des femmes rurales. Dans les champs-écoles paysans, elles suivent des formations pratiques. Elles découvrent des techniques agricoles sensibles à la nutrition, apprennent la transformation des produits et renforcent la gestion de leurs revenus.
Des changements visibles
Progressivement, les changements se remarquent dans les communautés. Les familles diversifient leur alimentation, améliorent la conservation des récoltes et stabilisent certains revenus. Les femmes jouent un rôle dans ces changements en utilisant chaque jour les compétences apprises. Pour les autorités, ces résultats dépassent les statistiques. Ils reflètent des transformations concrètes dans la vie des ménages, souligne un représentant du ministère de l’Agriculture.
Le programme dépasse aussi le cadre agricole. Il renforce la coordination entre les acteurs de la nutrition. La GIZ et l’Office National de Nutrition renforcent leur travail commun grâce à des échanges réguliers aux niveaux local et central. Malgré ces progrès, la malnutrition chronique persiste. Les populations subissent encore les cyclones et les chocs climatiques. Cependant, le programme aide les communautés à mieux résister à ces difficultés.




