Financements du CEPF : Madagascar confirme son statut de hotspot prioritaire pour la conservation
Madagascar renforce sa position de pays clé dans la conservation mondiale grâce à un nouveau financement destiné à protéger les espèces d’arbres menacées. À travers le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques, les initiatives locales devraient bénéficier d’un appui plus important sur les cinq prochaines années.
Conservation des espèces d’arbres menacées
Le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF) annonce un nouveau soutien financier en faveur de la conservation, rendu possible grâce à la contribution de la Fondation Franklinia. Cette organisation philanthropique suisse mobilise une enveloppe de 5 millions de dollars pour financer des projets portés par la société civile entre avril 2026 et mars 2031. L’objectif est de préserver les espèces d’arbres menacées dans plusieurs régions du monde, dont Madagascar et les îles de l’océan Indien. Ce nouvel appui s’inscrit dans la continuité d’un premier financement accordé en 2023, déjà consacré à la protection des arbres en danger sur la Grande Île.
Reconnue comme un hotspot mondial de biodiversité, Madagascar abrite une flore exceptionnelle, largement endémique. Cependant, cette richesse naturelle reste fortement exposée aux pressions humaines, notamment la déforestation. Dans ce contexte, les financements du CEPF visent à soutenir des actions concrètes menées par les ONG, les communautés locales, les chercheurs et les entreprises locales. Ces acteurs, en première ligne, seront chargés de mettre en œuvre des solutions adaptées aux réalités du terrain, afin de préserver les écosystèmes tout en répondant aux besoins des populations.
Promotion du développement durable inclusif
Avec cette contribution, la Fondation Franklinia intègre également le cercle des bailleurs stratégiques du CEPF. Elle rejoint ainsi le Conseil des donateurs, une instance décisionnelle chargée d’orienter les priorités d’investissement et de définir les grandes stratégies de conservation. Pour Olivier Langrand, directeur exécutif du CEPF, cette collaboration marque une étape importante. Il met en avant le rôle essentiel des arbres dans le maintien des équilibres écologiques et souligne la nécessité d’intensifier les efforts pour leur préservation.
Présent à Madagascar depuis 2001, le CEPF agit comme un catalyseur de projets locaux en faveur de la biodiversité. Ce mécanisme international repose sur un partenariat entre plusieurs institutions, dont Conservation International, l’Union européenne, le Fonds pour l'environnement mondial, ainsi que des gouvernements et la Banque mondiale. Au-delà de la conservation, ces investissements visent également à promouvoir un développement durable inclusif. En soutenant la société civile, Madagascar dispose ainsi d’un levier supplémentaire pour protéger son patrimoine naturel tout en améliorant les conditions de vie des communautés locales, directement dépendantes des ressources forestières.



