Amoron’Onilahy : Signature d’un nouveau contrat de gestion pour six communautés locales
Un nouveau contrat de transfert de gestion a été signé pour la Forêt d’Amoron’Onilahy, lors d’une cérémonie organisée à Ambohimahavelo – Toliara, hier.
Présence des autorités
Cet accord concerne six VOI (communautés locales) vivant autour de cette aire protégée, dans le cadre de la poursuite de la gestion durable de la zone. Cette cérémonie a également marqué les 10 ans de gestion de la Nouvelle Aire Protégée d’Amoron’Onilahy par l’OPCI OHEMIA et le WWF Madagascar. L’événement a rassemblé plusieurs autorités nationales et locales ainsi que les représentants des communautés riveraines.
Étaient présents le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, le Ministre du Travail et de la Fonction publique, le Directeur pays du WWF Madagascar, le Chef du district de Toliara II, les onze maires des communes concernées, ainsi que les habitants d’Ambohimahavelo. Le ministre ANDRIATSIHALA Nolave Luck Aristide a salué les efforts des VOI, du WWF Madagascar et de la DREDD Atsimo Andrefana. Il a souligné que la gestion de la forêt de ce site est aujourd’hui considérée comme une réussite. La pression sur la forêt est en baisse grâce au renforcement des patrouilles de surveillance et au développement d’activités alternatives comme l’aquaculture, qui permettent aux populations de réduire leur dépendance à la forêt.
Une biodiversité remarquable
Amoron’Onilahy est une zone naturelle riche et diversifiée. Elle se compose de forêts sèches épineuses, de zones humides telles que des lacs et des marais, ainsi que d’une grande variété d’espèces végétales et animales. On y retrouve des espèces typiques du sud-ouest de Madagascar, mais aussi des espèces endémiques rares, comme Crotalaria poissonii, classée en danger sur la liste rouge de l’UICN. Deux familles de plantes endémiques de Madagascar, les Physenaceae et les Sphaerosepalaceae, y sont également présentes.
La faune est tout aussi variée, avec plusieurs espèces de chauves-souris et de reptiles, ce qui témoigne de l’importance écologique du site. « Ce nouveau contrat de cinq ans vise à renforcer la protection de la forêt et à continuer à impliquer les communautés locales dans sa gouvernance durable », a ajouté le ministre.



