Économie régionale : La filière coton fait vivre près de 5 000 personnes dans l’Atsimo Andrefana
Le gouvernement a officiellement lancé, à Toliara, la campagne cotonnière 2025-2026. Derrière cette filière stratégique, près de 5 000 personnes vivent directement de la culture, de la collecte, du transport et de la transformation du coton.
Une filière essentielle pour l’emploi local
Ce lancement Cette nouvelle campagne a été lancé à l’Hôtel de Finance de Toliara, en présence du ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, et du ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Gaëtan Ramindo. Une première pour la région, où deux membres du gouvernement se sont déplacés ensemble pour ouvrir la saison.
Dans l’Atsimo Andrefana, le coton reste l’un des principaux moteurs de l’économie locale. Autour de cette activité gravitent des cultivateurs, des ouvriers saisonniers, des transporteurs, des collecteurs et des entreprises spécialisées.
Chaque campagne mobilise plusieurs centaines de producteurs et de travailleurs. Pendant la période de récolte, de nombreux emplois temporaires sont créés dans les communes rurales. Les revenus issus du coton permettent à de nombreuses familles de couvrir leurs dépenses quotidiennes, mais aussi de financer la scolarité des enfants ou les activités agricoles.
Le député de Toliara II et président de la coopérative des producteurs de coton, Houssen Rochelin, a souligné l’importance de cette mobilisation gouvernementale. Selon lui, jamais auparavant deux ministres ne s’étaient déplacés pour le lancement de la campagne, preuve de l’intérêt porté à ce secteur.
Le gouvernement mise sur la transformation locale
Aujourd’hui, seuls 15 % du coton produit à Madagascar sont transformés dans le pays. La plus grande partie est exportée à l’état brut, notamment vers Maurice et la Chine. Pour le ministre du Commerce, cette situation montre la nécessité de développer des unités de transformation sur place. L’objectif est de créer plus de valeur ajoutée, mais aussi davantage d’emplois dans la région.
Le gouvernement souhaite ainsi encourager l’installation d’entreprises capables de transformer directement le coton avant son exportation. Cette volonté de développer le secteur se reflète dans la forte implication des autorités. Le député de Toliara II et président de la coopérative des producteurs de coton, Houssen Rochelin, rappelle ainsi que « jamais auparavant deux ministres ne s’étaient déplacés pour le lancement de la campagne », signe de l’importance accordée aujourd’hui à cette filière.
Au cours de la cérémonie, des agréments de collecte ont été remis aux opérateurs. Les autorités ont également présenté le nouveau texte régional destiné à mieux encadrer l’achat du coton.



