Secteur pétrolier : Stabilité confirmée des prix à la pompe pour le mois d'avril
L'Office Malgache des Hydrocarbures (OMH) a publié ses nouveaux tarifs maxima pour le mois d'avril 2026. Le constat est celui d'une continuité : les prix restent inchangés par rapport au mois de mars, consolidant la baisse de 200 Ariary par litre appliquée le mois dernier.
Une structure de prix stabilisée
Dans son dernier communiqué daté du 5 avril 2026, l'autorité de régulation du secteur pétrolier à Madagascar a confirmé le maintien des tarifs pratiqués sur l'ensemble du réseau de distribution. Cette décision fait suite à l'ajustement à la baisse opéré le 5 mars dernier, dans le cadre du « Mécanisme d’Ajustement Automatique des Prix de carburants ».
Pour le deuxième mois consécutif, les consommateurs malgaches bénéficient d'une structure de prix stabilisée. Les tarifs maxima affichés à la pompe se présentent comme suit :
Super Carburant (SP95) : 4 900 Ar/L
Gasoil (GO) : 4 660 Ar/L
Pétrole Lampant (PL) : 3 510 Ar/L
Cette stabilité offre une visibilité bienvenue aux opérateurs économiques, notamment dans le secteur des transports et de la logistique, qui avaient intégré la baisse de mars dans leurs structures de coûts. Le maintien de ces niveaux de prix participe à une forme de régulation de l'inflation locale, évitant des fluctuations soudaines sur les coûts de transport des marchandises.
Un contexte international sous observation
Si la situation nationale est marquée par le calme, l'environnement international demeure un sujet de veille pour les autorités énergétiques. Les tensions géopolitiques actuelles au Moyen-Orient, notamment le conflit impliquant l'Iran, continuent d'influencer les marchés mondiaux. Le cours du baril de Brent a montré des signes de volatilité ces dernières semaines, oscillant au-dessus du seuil des 110 dollars. Cette situation mondiale entraîne une hausse générale des coûts d'approvisionnement et du fret maritime à l'échelle globale. Madagascar, en tant qu'importateur de produits raffinés, reste attentif à ces évolutions qui pèsent sur la structure des coûts à l'importation.
La gestion actuelle par l'OMH semble privilégier une approche de lissage, permettant d'absorber les variations de court terme sans impacter immédiatement le consommateur final. Pour les mois à venir, l'évolution des prix dépendrait essentiellement de la durée des tensions au Moyen-Orient et de la stabilité de la monnaie nationale. Si les cours mondiaux venaient à se stabiliser ou à refluer, le maintien des tarifs actuels pourrait se prolonger. À l'inverse, une persistance de la hausse du brut sur le marché international obligerait le comité technique de suivi à réévaluer les paramètres du mécanisme d'ajustement lors des prochaines échéances de mai ou juin. Pour l'heure, la priorité semble être au maintien de cet équilibre, assurant une sérénité relative sur le marché intérieur des hydrocarbures.




