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Nationale

Levée des restrictions administratives : la Primature enclenche un retour à la normalité

19/03/2026 06:48 © Moov.Mg

À peine installé, le nouveau Premier ministre Mamitiana Rajaonarison acte la fin des restrictions administratives et financières instaurées en 2025. Une décision qui redonne de la marge de manœuvre aux institutions publiques, tout en maintenant les dispositifs judiciaires en vigueur.

Fin des limitations sur les déplacements et autonomie budgétaire

Signée le 17 mars 2026, l’instruction n°025-PM/26 marque un tournant dans la gestion administrative de l’État. Elle abroge les mesures restrictives introduites en octobre 2025, notamment celles encadrant strictement les déplacements à l’étranger des agents publics. Désormais, ces derniers ne sont plus tenus d’obtenir une autorisation préalable de la Primature pour quitter le territoire. Le dispositif revient aux procédures classiques : les ordres de mission sont validés au niveau des ministères ou des entités concernées. Une simplification attendue, alors que les anciennes règles étaient jugées lourdes et contraignantes.

Autre évolution majeure, la gestion des finances publiques est également assouplie. L’instruction met fin à la centralisation des engagements de crédits auprès du Secrétariat général du Gouvernement. Les ministères, institutions et établissements publics retrouvent ainsi leur capacité à engager des dépenses selon les cadres budgétaires en vigueur. L’ouverture de comptes et l’utilisation des crédits ne nécessitent plus d’autorisation préalable. Cette mesure vise à accélérer l’exécution des projets publics, certains ayant été ralentis par les procédures d’approbation lourdes.

Maintien des restrictions judiciaires

Malgré cet assouplissement général, les autorités maintiennent une ligne de fermeté sur les questions judiciaires. Les interdictions de sortie du territoire prononcées par les juridictions compétentes ou le ministère en charge de l’Intérieur restent pleinement applicables. Le gouvernement établit ainsi une distinction nette entre les contraintes administratives désormais levées et les mesures individuelles relevant de la justice ou de la sécurité.

Intervenue moins de quarante-huit heures après la prise de fonction du nouveau chef du gouvernement, cette décision est perçue comme un signal fort. Elle traduit une volonté d’alléger le fonctionnement de l’administration et de restaurer la confiance envers les gestionnaires publics. Au-delà des aspects techniques, cette réforme s’inscrit dans une dynamique de normalisation de l’appareil d’État. L’objectif est de garantir une continuité administrative plus fluide, tout en maintenant le respect des cadres réglementaires existants. Pour de nombreux observateurs, cette première décision donne le ton d’une gouvernance axée sur la simplification et la responsabilisation des institutions.

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