Lutte contre la malnutrition : Madagascar parmi les bénéficiaires de 16 millions d’euros de l’Union européenne
La Commission européenne a annoncé une nouvelle enveloppe de 36 millions d’euros destinée à six pays d’Afrique australe et de l’océan Indien. Madagascar figure parmi les bénéficiaires de ce financement, orienté notamment vers la lutte contre la malnutrition, dans un contexte de dégradation de la situation nutritionnelle des enfants.
Situation nutritionnelle préoccupante
Annoncée le 16 mars 2026 par la Direction générale de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire (ECHO), cette aide vise, entre autres, à répondre à une insécurité alimentaire persistante dans la région. Sur les 36 millions d’euros mobilisés, 16 millions sont destinés à cinq pays, dont Madagascar, pour faire face aux urgences humanitaires, notamment la malnutrition et les crises sanitaires.
Dans la Grande Île, cette contribution intervient alors que la situation nutritionnelle demeure préoccupante. Selon les résultats récents de l’enquête MICS 2024-2025 menée par l’INSTAT avec l’appui de l’UNICEF, la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans a presque doublé en quelques années, atteignant 11 % en 2025 contre 6 % en 2018. Cette dégradation reflète les effets combinés de la pauvreté, des chocs climatiques et de l’insécurité alimentaire chronique qui touchent particulièrement le sud du pays. L’appui européen permettra de renforcer les interventions nutritionnelles, l’accès aux soins de santé ainsi que la prise en charge des enfants les plus vulnérables.
Amélioration de la santé et de la nutrition des enfants
Au-delà de Madagascar, cette enveloppe concerne également l’Angola, le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe, confrontés à des défis similaires. Une partie des fonds, soit 6 millions d’euros, est consacrée à la préparation aux catastrophes, afin d’améliorer la résilience des populations face aux crises futures. La commissaire européenne à la gestion des crises, Hadja Lahbib, a rappelé la volonté de l’Union européenne de rester mobilisée, y compris dans des contextes peu médiatisés. Elle souligne que les « crises oubliées » continuent d’affecter des millions de personnes, malgré une baisse de l’attention internationale. Une partie de ce financement s’inscrit justement dans ce cadre, visant à soutenir des situations humanitaires souvent négligées par les donateurs.
Pour Madagascar, cet appui constitue un levier important pour intensifier les programmes de lutte contre la malnutrition, notamment dans les zones les plus touchées. Il devrait permettre de soutenir les acteurs humanitaires et les autorités nationales dans leurs efforts pour améliorer la santé et la nutrition des enfants.




