Riziculture - Madagascar au cœur de la coopération africaine
Madagascar produit 5,17 millions de tonnes de riz paddy sur 1,828 million d’hectares, avec un rendement moyen de 2,6 tonnes par hectare, couvrant près de 80 % des besoins alimentaires du pays.
Un rassemblement continental
Près de 82 % des ménages agricoles cultivent le riz, qui constitue un pilier central de la sécurité alimentaire et de l’économie nationale. Pour renforcer ce secteur stratégique, Madagascar accueille du 9 au 12 mars la 10ᵉ Assemblée Générale de la Coalition pour le Développement de la Riziculture en Afrique (CARD) et la 21ᵉ réunion du Comité de Pilotage (SC21), au Novotel Antananarivo. L’événement réunit les représentants des 32 pays membres, 19 organisations partenaires, des institutions de recherche et des partenaires techniques et financiers engagés dans le développement durable de la filière rizicole.
Les travaux ont commencé le 9 mars avec le SC21, consacré à l’avancement de la Phase 2 de la CARD et aux orientations futures du programme. L’après-midi, les participants ont discuté de l’agriculture rizicole inclusive, de l’adaptation au changement climatique, de l’augmentation durable de la production et du développement des marchés du riz.
Évaluation des stratégies nationales
La cérémonie d’ouverture de l’Assemblée Générale a eu lieu le 10 mars et a lancé les discussions entre pays membres, organisations internationales et partenaires du développement. Les 10 et 11 mars, les participants ont évalué les progrès des Stratégies Nationales de Développement de la Riziculture, partagé leurs expériences et étudié les moyens de mobiliser des ressources pour transformer rapidement le secteur rizicole en Afrique. La rencontre se conclura le 12 mars par des visites de terrain à Manankasina, Ambohimanga Rova et Mahitsy pour découvrir des initiatives concrètes de production.
La Phase 2 de la CARD vise à doubler la production de riz en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Les objectifs incluent le renforcement des stratégies nationales, la mobilisation de ressources supplémentaires et la promotion des investissements publics et privés dans la filière. En effet, à Madagascar, le secteur fait face à plusieurs défis : petites exploitations, pertes post-récolte d’environ 15 %, accès limité aux intrants, besoins en infrastructures d’irrigation et mécanisation insuffisante. La Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR) encourage le Système de Riziculture Intensive, l’usage de semences améliorées, le développement des infrastructures, la mécanisation et le renforcement de la recherche et de la vulgarisation.




