Ministère de l’Agriculture - Les employés lancent une grève de 48 heures
Depuis hier, les employés du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage lancent une grève de 48 heures à l’appel du Syndicat des Employés du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage (SEMPIFAFI).
Les employés réclament des résultats
Cette mobilisation intervient après plusieurs conférences de presse et démarches restées, selon le syndicat, sans réponse des responsables. Lors d’une prise de parole devant la presse, les représentants du syndicat, dont Manovosoa Rakotoary et Andriamaheriarisoa Lazahasina, président du SEMPIFAFI, rappellent que les préoccupations liées à la gestion du ministère remontent à plusieurs mois. Malgré ces alertes répétées, aucune évolution notable ne ressort jusqu’ici, selon eux.
Le syndicat évoque notamment la réforme annoncée cette année au sein du ministère de l’Agriculture et de l’Élevage. Cette réforme devait renforcer l’efficacité administrative et améliorer les services destinés aux agriculteurs et aux éleveurs. Pourtant, les changements attendus tardent encore à apparaître. « Nous poursuivrons nos actions jusqu’à l’engagement d’une réforme réelle », indiquent les responsables syndicaux, qui affirment agir dans l’intérêt du ministère et du monde rural.
Nominations attendues
Parmi les principales revendications figure la clarification de l’organisation interne du ministère. Le syndicat demande notamment la nomination claire des responsables à la tête de la Direction Générale de l’Élevage et de la Direction Générale de l’Agriculture. Selon ses dirigeants, plusieurs difficultés de coordination et de gestion freinent le bon fonctionnement de ces directions stratégiques. Les responsables syndicaux dénoncent également certaines mesures disciplinaires visant des employés ayant participé à des réunions syndicales. Selon leurs déclarations, des convocations directes auprès de la Direction des Ressources Humaines (DRH) interviennent parfois après ces réunions. Une pratique jugée contraire au respect des droits syndicaux.
Face à cette situation, le SEMPIFAFI poursuit sa mobilisation et appelle les autorités à réagir. Les membres du syndicat demandent notamment l’intervention des plus hautes instances de l’État, dont le Président de la République de Madagascar, afin d’examiner la situation et d’engager des décisions fortes pour améliorer la gouvernance du ministère.




