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Nationale

Résilience communautaire : le projet Magnova Soa mise sur l’agriculture locale pour lutter contre la malnutrition

03/03/2026 16:57 © Moov.Mg

Réunis ce 3 mars 2026 à Antaninarenina, les partenaires du projet Magnova Soa ont dressé le bilan à mi-parcours de cette initiative conjointe en faveur des communautés vulnérables du Sud. À trois ans et demi de mise en œuvre, les premiers résultats mettent en avant une amélioration de la nutrition, une diversification alimentaire et un appui structurant aux chaînes de valeur agricoles locales.

Amélioration durable de la nutrition

Lancé en 2022 pour une durée de cinq ans, le projet Magnova Soa est placé sous le leadership de l’Office National de Nutrition (ONN), rattaché à la Primature. Il est financé par la coopération allemande à travers la KfW et mis en œuvre conjointement par le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’UNICEF. Pour Marc Regnault de la Mothe, représentant adjoint du PAM à Madagascar, la particularité du projet réside dans son approche intégrée et multisectorielle. « C’est un projet qui coordonne beaucoup d’acteurs et de secteurs pour améliorer la résilience des communautés dans le Sud, renforcer la nutrition ainsi que les systèmes de vie et les chaînes de valeur agricoles », a-t-il expliqué en marge de l’atelier. Le projet intervient dans les régions d’Anosy, Androy et Atsimo Andrefana, ciblant environ 100 000 personnes parmi les plus vulnérables.

Au cœur de Magnova Soa figure un objectif central : améliorer durablement la nutrition en s’appuyant sur le potentiel agricole local. Selon Sandy Rajaosafara, représentant résident de la KfW à Madagascar, les premiers constats font état d’une « amélioration de la diversification alimentaire » et d’un appui aux chaînes de valeur.

Développement des potentialités agricoles régionales

Concrètement, le projet soutient les groupements de petits producteurs pour améliorer la qualité de leurs productions, renforcer leur valeur nutritionnelle et faciliter leur accès au marché. Cette dynamique permet aux ménages, notamment aux femmes et aux enfants, d’accéder à une alimentation plus variée et issue des productions locales, réduisant la dépendance aux produits importés ou aux suppléments coûteux. Pour la coordonnatrice nationale de l’ONN, Ranjarivelo Hely Fanja Rakotondrainibe, l’intégration de l’agriculture dans la lutte contre la malnutrition est essentielle. Elle insiste sur la nécessité de développer les potentialités agricoles régionales et de mettre en place des unités de transformation afin de favoriser une économie circulaire, créatrice de revenus et d’autonomisation.

Au-delà de la production agricole, le projet appuie la création d’actifs communautaires et l’installation de systèmes d’énergie solaire dans les localités ciblées. Ces infrastructures facilitent, entre autres, la transformation alimentaire et soutiennent les activités économiques locales.

Amélioration des sources d’eau potable

L’accès à l’eau constitue également une composante clé. L’amélioration des sources d’eau potable, portée notamment par l’UNICEF, contribue directement à la nutrition en réduisant les maladies hydriques susceptibles d’annuler les bénéfices nutritionnels chez les enfants, les femmes enceintes et allaitantes. Par ailleurs, des actions de prévention et de prise en charge de la malnutrition sont menées au niveau communautaire, accompagnées de campagnes de sensibilisation aux bonnes pratiques nutritionnelles.

Si les résultats intermédiaires sont jugés encourageants, la question de la pérennité des acquis a dominé les échanges de l’atelier. Les partenaires financiers souhaitent que les entités étatiques prennent progressivement le relais de certaines activités. « Il est important que les acquis du projet soient durables », a souligné le représentant de la KfW, saluant la présence de l’ONN pour garantir la continuité des actions au-delà de 2027.

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