Coopération économique : jusqu’à 14 500 emplois directs en perspective grâce à la feuille de route GEM / MEDEF
Réunis le 24 février 2025 à Paris, les représentants du Groupement des Entreprises de Madagascar et du MEDEF International ont validé une feuille de route stratégique comprenant 29 projets prioritaires. Avec des investissements estimés entre 1,21 et 2,29 milliards d’euros, le programme affiche un potentiel de création pouvant atteindre 14 500 emplois directs.
Transformation de l’investissement en emplois
Au cœur des échanges figure un objectif central : faire de la coopération économique un levier concret de création d’emplois. Selon les projections présentées lors de la rencontre, la mise en œuvre des 29 projets identifiés pourrait générer jusqu’à 14 500 emplois directs. Un chiffre significatif dans un contexte où l’élargissement du tissu productif formel demeure un enjeu majeur pour Madagascar. Certains projets sont annoncés comme opérationnels à court terme, sur une période de 0 à 12 mois, ce qui laisse entrevoir des retombées rapides. Au-delà de l’effet immédiat sur l’emploi, les initiateurs du programme mettent en avant une transformation structurelle appelée à renforcer la souveraineté économique et la diversification des activités.
La feuille de route conjointe GEM / MEDEF International est le résultat de consultations ayant mobilisé plus de 200 entreprises malgaches et françaises. Elle s’articule autour de secteurs considérés comme stratégiques : production d’énergie, modernisation des infrastructures, transformation numérique et développement territorial. Les investissements projetés sont évalués entre 1,21 et 2,29 milliards d’euros. Ce volume financier positionne le programme comme l’un des cadres de coopération économique les plus structurés entre Madagascar et la France ces dernières années. L’enjeu est de traduire ces engagements en chantiers concrets, avec des impacts mesurables sur la croissance et l’emploi.
Une visite de travail à Paris
La réunion s’est tenue dans le cadre de la visite de travail du Président de la Refondation de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, dans la capitale française. Il a rencontré Francis Rabarijohn, président du Groupement des Entreprises de Madagascar, ainsi que Frédéric Sanchez, président du MEDEF International. Étaient également présents Eléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, ainsi que des représentants de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement et de l’Agence Française de Développement. La participation de ces partenaires techniques et financiers souligne la dimension internationale et le besoin d’ingénierie financière pour sécuriser les projets.
Le Président de la Réforme a déclaré que « investir à Madagascar, c’est déjà contribuer à l’édification d’une économie souveraine, diversifiée et durable », insistant sur le rôle central du secteur privé dans la dynamique de réforme en cours.
Des formations certifiantes pour les jeunes
La question de la disponibilité des compétences a occupé une place importante dans les discussions. Le programme « TANORA READY » prévoit l’intégration de 50 000 jeunes dans des formations certifiantes dès la première année. L’objectif est d’insérer jusqu’à 15 000 jeunes dans des emplois correspondant aux besoins des projets retenus dans la feuille de route. Cette articulation entre formation et demande du marché vise à limiter les décalages entre qualifications et opportunités professionnelles, et à maximiser l’impact social des investissements.
Afin d’assurer la concrétisation des engagements, un Comité stratégique et de pilotage sera mis en place. Il aura pour mission de superviser la mise en œuvre des 29 projets et de veiller à la transparence ainsi qu’à l’efficacité du processus. Ce dispositif doit permettre un suivi régulier de l’avancement, une coordination entre acteurs publics et privés, et une capacité d’ajustement en cas de blocage.




