Après le cyclone tropical Fytia, Madagascar compte 7 morts et plus de 54 000 sinistrés
Le Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC) fait état de sept décès liés au passage du cyclone tropical Fytia à Madagascar, selon un bilan officiel provisoire arrêté au 2 février 2026 à 08h20. L’événement a touché 27 districts dans six régions, causant d’importants impacts humains et matériels.
Un impact humain significatif
D’après le BNGRC, les sept décès ont été enregistrés dans plusieurs districts, notamment Anjozorobe, Soalala, Antananarivo II et Ambato Boeny. Une personne est également portée disparue après avoir été emportée par la rivière Mahamavo dans la commune d’Ambalakida, district de Mahajanga II. Le bilan fait aussi état de cinq personnes blessées.
Le passage du cyclone, accompagné de fortes pluies et d’inondations, a entraîné un impact humain significatif. Le BNGRC recense 54 518 personnes sinistrées, représentant 12 412 ménages. Parmi elles, 20 064 personnes, issues de 5 095 ménages, ont été contraintes de se déplacer en raison des dégâts subis par leurs habitations. Le district de Soalala figure parmi les zones les plus affectées, avec 22 965 sinistrés, suivi de Marovoay avec 9 460 personnes touchées, et de Mitsinjo avec 6 185 sinistrés. Dans la région du Betsiboka, Maevatanana compte plus d’un millier de personnes affectées, tandis que plusieurs autres districts restent en cours d’évaluation.
Des chiffres qui pourraient être révisés à la hausse
La région d’Analamanga, incluant la capitale, a également été touchée. Des milliers de sinistrés ont été recensés dans plusieurs arrondissements d’Antananarivo, ainsi que dans les districts périphériques tels qu’Antananarivo Avaradrano, Ankazobe, Manjakandriana, Ambatolampy et Arivonimamo.
Par ailleurs, le bilan matériel provisoire fait état de 9 490 cases inondées, 1 291 cases endommagées et 1 465 cases détruites. Le secteur éducatif est également affecté, avec 98 salles de classe partiellement décoiffées, 49 partiellement détruites et 44 salles de classe complètement détruites, ce qui pourrait perturber la reprise des cours dans certaines localités. Les autorités précisent que les chiffres restent provisoires et pourraient être révisés à la hausse ou à la baisse à mesure que les évaluations se poursuivent, notamment dans les zones enclavées où l’accès demeure difficile.


