Volley-ball de zone : Madagascar avance sans statut mais avec des arguments
Engagés dans la prochaine compétition zonale aux Seychelles, les clubs malgaches abordent le rendez-vous avec un profil différent de celui de l’an passé. Sans être favoris, ils arrivent mieux préparés et porteurs d’une ambition mesurée.
Un secteur féminin en progression collective
Dans le tableau féminin, Madagascar sera représenté par deux formations issues du dernier championnat national. La GNVB, championne en titre, assume son rôle de locomotive. L’équipe sort d’une saison marquée par une meilleure organisation collective et une montée en puissance sur les phases offensives. Lors de l’édition précédente, disputée à Maurice, les Malgaches avaient montré qu’elles pouvaient rivaliser sur la durée face aux meilleures équipes de la zone, malgré une issue défavorable au classement final. Depuis, le groupe a évolué, notamment dans la gestion du jeu au filet et la fluidité des enchaînements. À ses côtés, Squad se présente avec un profil différent. Vice-championne nationale, l’équipe arrive sans référence majeure sur la scène zonale, mais avec une identité claire. Son jeu repose sur une défense disciplinée et une lecture efficace des attaques adverses. Des qualités qui pourraient lui permettre de perturber des équipes plus expérimentées, notamment celles de La Réunion et des Seychelles.
Ajustements et renouvellement
Du côté masculin, la GNVB reste un pilier de la représentation malgache. Finaliste malheureuse lors de la dernière édition, l’équipe revient avec un projet de jeu ajusté. L’accent a été mis sur la stabilité des phases de réception et sur une meilleure gestion des fins de sets, un point faible identifié lors du précédent tournoi. Le groupe conserve une ossature expérimentée, mais cherche avant tout à gagner en régularité face à des adversaires rompus aux compétitions régionales. L’objectif n’est plus seulement de rivaliser, mais de tenir sur l’ensemble du tournoi. La présence de Mama VB apporte une touche nouvelle. Qualifiée à la suite d’un forfait, la formation arrive avec un effectif jeune et peu exposé à ce niveau. Sans pression de résultat, Mama VB mise sur l’intensité et la spontanéité de son jeu pour exister dans la compétition. Après la domination réunionnaise observée l’an dernier, le contexte reste exigeant. Mais pour les clubs malgaches, l’approche est différente : avancer sans complexe, capitaliser sur les progrès réalisés et saisir les opportunités lorsque le rapport de force s’équilibre. Aux Seychelles, Madagascar ne se présentera pas en conquérant, mais en outsider structuré, décidé à transformer l’expérience accumulée en résultats concrets.


