Traduire Anne Frank en malgache : échange avec Michèle Rakotoson et Riambola Mitia, à l'IFM
Une rencontre autour de la traduction malgache du Journal d’Anne Frank se tiendra le samedi 31 janvier 2026 à l’Institut français de Madagascar (IFM). Les traducteurs Riambola Mitia et Michèle Rakotoson y partageront leur expérience d’un travail de longue haleine visant à rendre accessible, en malgache, une œuvre majeure du patrimoine littéraire mondial.
Une œuvre de portée universelle
L’Institut français de Madagascar accueillera, à la médiathèque, les écrivains-traducteurs Riambola Mitia et Michèle Rakotoson pour une rencontre consacrée à la traduction en malgache du Journal d’Anne Frank. Prévue à 11 heures et en entrée libre, cette rencontre s’adresse au grand public et s’inscrit dans une démarche de valorisation de la littérature universelle auprès des lecteurs malgaches.
Traduit dans plus de 70 langues à travers le monde, le Journal d’Anne Frank a connu de nombreuses adaptations au théâtre et au cinéma. Depuis 2009, l’ouvrage est inscrit au registre de la Mémoire du Monde de l’UNESCO, en reconnaissance de sa valeur en tant que patrimoine documentaire d’intérêt universel. La publication de sa version malgache, intitulée Ny Diarin’i Anne Frank, marque une nouvelle étape dans la diffusion de ce témoignage historique. La traduction en malgache du journal d’Anne Frank a nécessité environ deux années de travail. Soutenu par Vision Madagascar (VIMA), ce projet avait pour objectif de restituer avec fidélité la voix d’une adolescente confrontée à la guerre, à la clandestinité et à l’enfermement. Les traducteurs ont cherché à préserver le sens, le ton et la sensibilité du texte original, tout en l’adaptant aux spécificités linguistiques du malgache.
Les enjeux linguistiques et culturels
Lors de la rencontre, Riambola Mitia et Michèle Rakotoson échangeront avec la journaliste culturelle Holy Danielle sur les enjeux de cette traduction. Les discussions porteront notamment sur les défis du passage du français au malgache, une langue aux structures différentes, ainsi que sur la responsabilité de traduire un texte intime qui n’était pas destiné, à l’origine, à être rendu public.
Michèle Rakotoson a décrit cette expérience comme un travail exigeant, à la fois littéraire et personnel, marqué par la recherche constante de fidélité à la voix d’Anne Frank. La traduction a impliqué un effort d’écoute et de retenue afin de transmettre la douleur, l’espoir et la lucidité de l’autrice sans les dénaturer, dans le respect de son témoignage.


