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Biodiversité : Des espèces en danger, oubliées des financements

26/03/2025 13:55 © Moov.Mg

Certaines espèces jugées peu attractives ou entourées de croyances négatives, ne bénéficient pas de financements pour leur protection. L’association Cœur de Forêt appelle à un changement de regard pour préserver ces animaux essentiels aux écosystèmes.

À Madagascar, plusieurs espèces endémiques sont menacées d’extinction, mais leur préservation reçoit peu de soutien financier. Selon une étude de l’Université de Hong Kong, 94 % des espèces en danger dans le monde ne bénéficient d’aucune aide. En cause, une répartition inégale des financements, qui privilégient les animaux jugés « charismatiques » comme les éléphants ou les rhinocéros, au détriment d’espèces perçues comme moins attractives.

Des croyances défavorables à certaines espèces

En plus d’un manque de notoriété, certains animaux souffrent de croyances locales qui renforcent leur mauvaise image. C’est le cas de l’aye-aye, un lémurien nocturne endémique de Madagas dont l’apparence est souvent associée à des superstitions négatives. Accusé de porter malheur ou de nuire aux cultures agricoles, il est fréquemment tué par les populations locales. Cette chasse a conduit à une diminution alarmante de sa population au XXe siècle, à tel point que l’espèce a été considérée comme disparue en 1933. Malgré leur mauvaise réputation, ces espèces jouent un rôle clé dans l’équilibre des écosystèmes. L’aye-aye contribue à la dispersion des graines et à la régulation des populations d’insectes. De même, le caméléon Furcifer lateralis, également victime de croyances locales, est un prédateur naturel essentiel pour contrôler les insectes nuisibles. Pourtant, la destruction de son habitat due à la déforestation menace sa survie.

Sensibilisation et préservation

Face à ces menaces, l’association Cœur de Forêt mène des actions de sensibilisation et encourage des pratiques agricoles durables comme l’agroforesterie. L’objectif est de protéger ces espèces tout en préservant les ressources des populations locales.

Selon l’association, un changement de perception est nécessaire pour mieux répartir les financements et assurer la conservation des espèces en danger. Car au-delà de leur apparence, ces animaux remplissent une fonction essentielle au sein des écosystèmes et participent à l’équilibre de la biodiversité malgache.

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