Lutte contre la précarité : Cuisiniers Sans Frontières relance son école de cuisine à Antananarivo
L’association Cuisiniers Sans Frontières prévoit de rouvrir son école de cuisine à Antananarivo, fermée depuis la pandémie de Covid-19. Fondée par Jean-Louis Thémistocle Randriantiana, connu sous le nom de chef Thémis, l’organisation vise à former des personnes en difficulté à la cuisine afin de leur offrir des perspectives professionnelles. Après plusieurs années d’interruption, le chef souhaite relancer cette initiative et mobilise des fonds pour réhabiliter les infrastructures.
Cuisiniers Sans Frontières : des rénovations nécessaires
L’école de cuisine, qui avait accueilli de nombreux apprentis depuis sa création en 2010, nécessite aujourd’hui d’importants travaux. « Nous avions formé des personnes capables de gérer l’école et de dispenser les cours, mais la cuisine doit être remise en état et certains équipements doivent être remplacés », explique chef Thémis. L’état des locaux, la présence de nuisibles et la vétusté du matériel constituent des freins à la reprise des activités. Pour mener à bien ce projet, Cuisiniers Sans Frontières lance une campagne de financement et espère réunir 10 000 dollars. Cette somme permettra d’engager les rénovations nécessaires et d’assurer la relance des formations. « Je redémarre les activités de Cuisiniers Sans Frontières à Madagascar et j’ai besoin de vous », souligne chef Thémis.
Un événement solidaire prévu au Québec
Dans le cadre de cette mobilisation, un événement de soutien est organisé le 13 avril 2025 à la cabane à sucre Charbonneau, au Mont-Saint-Grégoire, au Québec. Ce barbecue festif vise à rassembler la communauté et à récolter des fonds pour la réouverture de l’école. Chef Thémis, qui est professeur retraité depuis 2018 de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), prévoit de se rendre à Madagascar en septembre 2025 afin de superviser les travaux et de recruter une équipe pédagogique. Au-delà de la formation culinaire, l’association met en avant un objectif social : aider les familles à sortir de la précarité. « La meilleure manière d’aider ces enfants pauvres, c’est d’aider leurs parents, spécifiquement les mamans. Une maman qui travaille, c’est un enfant qui sort de la rue », affirme-t-il.
Grâce à cette initiative, Cuisiniers Sans Frontières espère redonner un nouvel élan à son engagement en faveur de l’insertion professionnelle et de l’autonomie des populations en difficulté.