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Economie

Trésorerie : L’Etat à court de liquidités

20/03/2023 09:28 © Midi Madagasikara

Avec les grands rendez-vous politiques et sportifs qui s’annoncent cette année, l’Etat a-t-il les reins solides pour y faire face dans des conditions propices ? Cette question est sur toutes les lèvres.

Les élections présidentielles sont un rendez-vous à ne pas rater dans l’agenda politique du gouvernement pour cette année. Mais l’exécutif est toujours confronté au problème lié aux questions de financements des scrutins à venir. Entre le montant disponible dans les caisses de l’Etat et les besoins annoncés par la commission électorale, l’écart est conséquent. La loi de finances 2023 réserve une enveloppe de 45 milliards ariary pour l’organisation des élections alors que les commissaires électoraux estiment presque le triple de ce montant pour financer les prochaines consultations. L’Etat doit faire un effort pour réduire cet écart au risque de compromettre les qualités des scrutins. Sur ce sujet, l’exécutif est attendu au tournant par une opposition de plus en plus vigilante.

Trafics

Par ailleurs, les projets d’investissement public semblent accusés des retards dans leur réalisation. De quoi inquiéter plus d’un, sur l’existence d’un budget qui leur est alloué dans la caisse publique. Les plus révélateurs seront les réfections et les entretiens du réseau routier national. Des milliers de kilomètres de routes nationales et provinciales attendent l’intervention des engins pour les remettre à leur état initial. Les pluies qui sont tombées et l’augmentation incessante et incontrôlée des trafics diminuent drastiquement la capacité de résistance des routes dans le pays. Ce qui fait que les nids de poule envahissent les artères dans les grandes villes et zigzaguer entre les trous qui ne cessent de naître chaque jour est devenu un sport national pour les usagers.

Entretien routier

Les relations qu’entretiennent, en outre, l’Etat avec certaines entreprises des travaux publics depuis l’année dernière viennent davantage écorner son image. Elles se détériorent au fil des mois, et la grogne s’attarde à retomber. L’administration a été aussi la cible des critiques d’avoir manqué, à plusieurs reprises, le paiement à bonne date de beaucoup de prestataires des marchés publics. Le cas des entreprises dans le secteur des travaux publics a fait jaser. Ils ont crié, plus d’une fois, au manquement de l’Etat concernant le retard flagrant du paiement des factures après les kilomètres de routes qu’elles ont entretenus ou construits. Malgré certains cas qui ont été régularisés à pied levé par l’administration, la tension est toujours palpable entre d’autres entreprises et l’Etat pour témoigner de l’existence de marchés qui restent toujours impayés.

Fanilo

A ce rythme, des doutes deviennent persistants sur le budget qui va assurer la réalisation des prochains jeux des îles de l’océan Indien qui seront organisés dans le pays cette année. La trésorerie publique est-elle alors en flux tendue ? Difficile de répondre à cette question quand on affronte un mur de silence des responsables en cette matière. Toutefois, d’autres faits semblent trahir l’assurance véhiculée par les hauts responsables quant à la disponibilité à payer de l’Etat dans certains secteurs. Notamment sur les dépenses publiques et sur les avantages des fonctionnaires. Depuis quelques semaines, les opérateurs pétroliers refusent de payer les carburants des agents de l’Etat avec les cartes de paiement électronique Fanilo. « Une situation qui a débuté depuis le début de ce mois de mars » nous a confié un pompiste d’une station sise dans le premier arrondissement de la capitale qui exige de préserver son anonymat. Une situation confirmée par un fonctionnaire. Pour certains cas, toutefois, les opérateurs pétroliers ont adopté le système de « quota » mensuel pour éviter de faire grimper la facture déjà salée que leur devait l’Etat.

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