Jude Law n'a pas eu peur de se glisser dans la peau de Poutine
L'acteur britannique Jude Law a confié ne pas craindre de "répercussions" et ne pas avoir eu peur de se glisser dans la peau de Vladimir Poutine pour "Le mage du Kremlin", présenté dimanche à la 82e Mostra de Venise.
"Je n'ai pas eu peur de répercussions. Je me sentais en confiance entre les mains d'Olivier (Assayas, le réalisateur), et le scénario était une histoire qui allait être racontée de manière intelligente, avec nuance", a déclaré la star britannique de 52 ans.
Il ne s'agissait pas "de chercher la controverse pour la controverse", a-t-il souligné lors de la conférence de presse du film.
C'est la première fois qu'un acteur de cette envergure incarne l'homme fort du Kremlin à l'écran. Pour les besoins du film, Jude Law porte une perruque, adopte des moues du maître du Kremlin et s'est mis au judo. "C'est dingue ce qu'on peut faire avec une bonne perruque", a-t-il ironisé.
Plus sérieusement, il a expliqué peu connaitre au départ la vie et la personnalité de Vladimir Poutine et s'être appuyé sur les nombreuses images et vidéos de lui en circulation. A un moment, "ça devient une sorte d'obsession, on cherche toujours plus de matériel récent".
Pour Olivier Assayas, l'idée était de travailler avec un acteur qui a "le pouvoir, l'intelligence et le talent nécessaires pour incarner le personnage sans ressembler à Vladimir Poutine".
Le réalisateur français, qui oscille entre des films internationaux comme "Carlos" et d'autres plus intimes, voit dans "Le mage du Kremlin un film sur "la transformation de la politique".
Adapté du roman à succès de Giuliano da Empoli, le long-métrage, tourné en anglais, suit la carrière de Vadim Baranov (joué par Paul Dano), conseiller de l'ombre de Vladimir Poutine largement inspiré de Vladislav Sourkov, fondateur du parti présidentiel Russie unie.
Il doit sortir en France en janvier 2026 mais n'a pas manqué de faire déjà réagir le Kremlin.
"Poutine est l'un des dirigeants les plus expérimentés et les plus brillants de la planète. On peut difficilement surestimer son influence sur les affaires internationales. Il est donc bien naturel que divers pays du monde s'intéressent à lui", a estimé son porte-parole, Dmitri Peskov.