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28-09-2021 par Midi Madagasikara

Un décès dû à une suspicion de rage a été notifié à Itaosy. Au cours de cette année, trois cas de rage humaine ont été enregistrés jusqu’ici dans tout Madagascar.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

Une scène qui fait froid dans le dos ! « Mordu au visage par son chien, un garçon de 7 ans a succombé à ses blessures. Le drame est survenu à Itaosy vers la fin du mois dernier. Il est tombé gravement malade et a été emmené à l’hôpital mais malgré tous les efforts des médecins, il n’a pas survécu à l’intervention », selon le Dr Virginie Rajaonarivony, responsable des maladies émergentes et ré-émergentes auprès du ministère de la Santé publique. Cette responsable a également indiqué qu’un autre membre de cette famille avait déjà été mordu par ce même chien « non-vacciné » deux jours après la morsure de cette victime mais il s’en est sorti indemne après avoir reçu à temps les soins nécessaires. Quant au chien responsable de ce drame, il a été abattu par ses propriétaires.

 

Traitement. Cette suspicion de rage à Itaosy n’est qu’un exemple parmi tant d’autres mais il reflète cependant la triste réalité. 15 000 cas de morsures sont notifiés chaque année à Madagascar. En l’absence de prophylaxie post-exposition, la rage provoquerait entre 1 000 et 4 000 décès par an. Selon les données reçues auprès du ministère de la Santé, environ 10 cas de rage humaine sont enregistrés tous les ans dans le pays si au cours de cette année on a enregistré jusqu’ici 3 cas. En cette célébration de la journée mondiale contre la rage, le Dr Virginie Rajaonarivony a encouragé les personnes mordues par les chiens ou les chats à opter pour le traitement post-exposition dans un centre antirabique et le plus tôt possible. Madagascar dispose de 31 centres de traitement antirabique qui sont répartis dans tout le pays.

 

Préventions. La rage est une maladie à prévention vaccinale et la vaccination des chiens est la plus efficace pour éviter la rage chez l’homme. Ainsi, en cas de morsure, mieux vaut prévenir par un nettoyage soigneux de la plaie avec du savon et instituer le plus tôt possible le traitement post-exposition dans un centre antirabique. L’administration d’un traitement efficace peu de temps après la morsure permet d’éviter l’apparition des symptômes de la rage et le décès. Après quelques jours à quelques mois d’incubation, le plus souvent, l’individu présente des symptômes caractérisés par une difficulté à avaler et des troubles neuropsychiatriques variés, notamment l’anxiété et l’agitation. Une fois les signes déclarés, l’évolution tend vers le coma et la mort en quelques heures à quelques jours.

 

Narindra Rakotobe