Vous êtes ici

23-02-2021 par Midi Madagasikara

Les déclarations s’enchaînent après les échauffourées à l’université de Barikadimy. Le ministère de l’Enseignement supérieur pointe du doigt la gabegie dans la gestion des bourses à Toamasina et Conscient Zafitody accuse le ministère d’être à la recherche d’un bouc émissaire pour justifier sa défaillance.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

Multirécidiviste. C’est ainsi que le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres), Gil Dany Randriamasitina, a qualifié les agissements du président de l’université de Toamasina, Conscient Zafitody, concernant le retard du paiement des bourses des étudiants. Un cas similaire  avait déjà été enregistré lors de l’année scolaire 2018-2019. Selon la déclaration faite par ce responsable, ce retard n’en est pas à sa première et des  malversations ont été découvertes dans la gestion de l’université après la vérification et le contrôle effectué par le ministère central. « Les étudiants redoublants ne devraient pas bénéficier de bourses, or ce n’était pas le cas. Le nombre des bénéficiaires des bourses dépasse largement le nombre des étudiants inscrits. Le ministère a déjà procédé au transfert du bordereau en juillet pour le paiement d’un mois de bourse et d’équipements; pourtant cette université a fait exprès de ne pas procéder aux paiements y afférents alors que celles de Mahajanga et Antsiranana y ont déjà procédé fin janvier», a-t-il souligné

 

De l’autre côté, le président de l’université, Conscient Zafitody, n’a lui non plus pas manqué de mettre les points sur les « i ». D’après lui, les allégations lancées à son encontre ne sont pas fondées. Il ira même jusqu’à dire que le ministre de tutelle, même si ce n’est pas elle en personne qui a lu la déclaration, manquait  d’éthique universitaire en étalant ces accusations infondées à la presse. « Cette affaire a fait beaucoup de bruit car une perte en vie humaine a été déplorée. Ainsi, le ministre de tutelle est actuellement à la recherche d’un bouc émissaire pour cacher sa défaillance », a-t-il souligné. Il a aussi nié en bloc les accusations à son encontre comme l’octroi de bourses pour les étudiants qui ne sont même pas inscrits. Il a par ailleurs indiqué que la clôture des inscriptions a connu un retard à cause du chevauchement des années universitaires.

 

Narindra Rakotobe