Vous êtes ici

22-02-2021 par Midi Madagasikara

Face à un effectif impressionnant de militaires et policiers, samedi dernier, les partisans de l’opposition ont choisi d’avorter la manifestation et les députés n’ont pas pu faire leur rapport sur la place du 13 mai.


Copyright Image : © Moov

 

Grosse déception dans les rangs des opposants qui ont tous fait marche arrière devant le déploiement des forces de l’ordre, samedi dernier. Le projet des députés de l’opposition de tenir une manifestation sur la place du 13 mai pour faire un rapport parlementaire a été avorté. On est loin, très loin, de la mobilisation lors du dernier rendez-vous donné à l’occasion du meeting à Imerinkasinina le 06 février dernier. Peu de personnes ont fait le déplacement malgré l’appel lancé par les leaders de l’opposition durant deux semaines sur les ondes de « Miara-manonja ». Ces derniers, en revanche, ont brillé par leur absence à Analakely. Ni députés, ni membres de la plateforme RMDM n’ont été aperçus aux environs d’Analakely et Ambohijatovo pendant la journée de samedi. L’ affrontement tant redouté n’a pas finalement eu lieu.

Les forces de l’ordre ont affiché une fermeté. Le moindre partisan de l’opposition qui voulait insister pour faire irruption dans la zone verrouillée a été traqué. 11 personnes ont été arrêtées dont un commandant retraité de la gendarmerie. Elles seront déférées au parquet du tribunal d’Anosy aujourd’hui, confie une source. Et ces arrestations ont été vite dénoncées par l’opposition qui n’a pas tardé à réagir. Les députés du parti Tiako i Madagasikara, dans un communiqué publié dans l’après-midi de samedi, réclament la « libération immédiate » de leurs partisans. La branche de la plateforme RMDM en France, quant à elle, condamne « l’usage de la force contre les concitoyens ».

Les députés ne comptent pas abandonner même si l’événement de samedi dernier a fait pschitt. « Nous allons poursuivre la lutte, cette fois-ci, contre la dictature qui s’installe au pays », a martelé le communiqué du parti TIM. En tout cas, l’opposition continue de cogiter « nous n’allons plus faire un rapport parlementaire », a poursuivi le parti dans la missive. Dans le camp des autorités, on ne baisse pas non plus la vigilance. « Un dispositif important sera toujours maintenu » durant cette nouvelle semaine, a noté le préfet de police, Angelo Ravelonarivo. Et le gel des manifestations politiques est toujours maintenu.

 

Rija R.