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14-09-2021 par L'Express de Madagascar

Le pays brûle. Plusieurs feux de brousse et feux de forêts sont constatés.


Copyright Image : L'Express de Madagascar


Tard dans la soirée, la ministre de l’Environne­ment et du développement durable (MEDD), Baomiavotse Vahinala Rahari­nirina annonce sur sa page Facebook, l’extinction des feux dans le parc national d’Ankarafantsika. « Merci à nos héros! », écrit-elle dans cette publication. Six cents personnes, dont des équipes du MEDD et du parc national, des villageois, des militaires, se sont mobilisées dans cette réserve naturelle pour éteindre les feux. Il a fallu cinq jours pour maîtriser les feux dans ce parc. « Le vent fort, le temps sec, favorisaient la rapide propagation des feux », indiquait la ministre.

L’inexistence d’équipements d’extinction des feux de brousse rend difficile la lutte contre ces feux. Ce sont des branches d’arbre qui ont été utilisés pour éteindre les flammes. « Il nous manque du matériel pour éteindre les feux. Sans canadair et sans hélicoptère de bombardement d’eau, les superficies incendiées augmentent. Nous avons besoin d’investir pour l’achat d’un ou de deux hélicoptères de bombardement d’eau. Nous pourrons envisager la mutualisation de ces hélicoptères », explique-t-elle.

L’Ouest a été la proie des feux, ces derniers jours. Baomiavotse Vahinala Rahari­nirina, a indiqué, hier matin, que les feux ont dévasté trois zones à l’Ouest de Madagas­car: le parc national d’Ankara­fantsika, la station forestière à Marohogo, et au point kilométrique 30 sur la route nationale 4. Une centaine d’hectares de forêts ont été consumés par les feux dans le parc national de la région Boeny, selon les estimations des sources locales. Les feux, visiblement, des feux volontaires, ont été, également, constatés à l’Est de Madagascar, ce weekend. Pratiquant la culture sur brûlis, des paysans mettaient les feux sur des collines. Le vent fort n’arrangeait pas les choses. Les feux se propageaient, augmentant les superficies dévastées.
Les flammes ont aussi détruits une partie de Tampo­ketsa et d’Ankazobe. « Nous devrons attendre la fin du mois pour déterminer les superficies incendiées, en ce mois de septembre. Pour le mois d’août, les points de feux ont été inférieurs par rapport au mois d’août de l’année dernière », indique une source auprès du ministère de l’Environnement et du développement durable. Les feux ne s’arrêteront pas là. Ils augmenteront dans le monde, et Madagascar ne sera pas épargné, selon la ministre.

Baomiavotse Vahinala Raharinirina ne va pas sur quatre chemins pour dire que son département ne maîtrisera plus à lui seul les feux. « Nous avons besoin d’une mobilisation de masse », annonce-t-elle. Elle souligne que tout le monde doit appliquer la « tolérance zéro » dans la lutte contre les feux, et pas seulement, son département. Elle a, notamment, fait allusion à la migration climatique. Ce serait des migrants du Sud, victimes de la sécheresse, qui auraient incendié le parc national d’Ankarafantsika, par la culture sur brûlis.