Vous êtes ici

08-11-2022 par Midi Madagasikara

Les expérimentations menées par l’Agence de Développement inclusif et Durable (ADID) sur la filière litchi, qui devient une filière responsable pour garantir la sécurité alimentaire dans le pays, en commençant par Toliara, portent leurs fruits.


Copyright Image : © Moov

 

En effet, « nous avons développé les filières maraîchères à Toliara II et à Ankililoaka, par le biais d’une partie du bénéfice tiré de l’exportation des litchis pour financer ce projet, dans le cadre de la mise en œuvre des activités de RSE (Responsabilité Sociétale d’Entreprise). Une église locale a mis à disposition un terrain de 2 ha pour ce faire, suite à une sensibilisation menée en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage lors d’une conférence organisée dernièrement à l’espace Sammifaly au By-pass. Près de 90 plates-bandes de plantation de concombres et de tomates y sont déjà installées. Ce qui permettra de nourrir une trentaine de familles tout au long de l’année, tout en assurant la scolarisation de leurs enfants et le développement de leurs activités agricoles », a expliqué Faly Rasamimanana, le co-fondateur et premier responsable de l’Agence de Développement inclusif et Durable (ADID), lors d’une entrevue avec la presse. 

 

Une production de 1 200 tonnes de légumes

En outre, un autre terrain de 2 ha est également alloué à  ce projet de culture maraîchère à Ankililoaka. « Une plate-bande de plantation de légumes mesurant 9 mètres sur 0,50 mètre permettra de cueillir 1,8 tonne de tomates sur une période de six mois et de 24 kg de concombres tous les trois jours, et ce, pour une même période. Nous prévoyons ainsi une production d’environ 1 200 tonnes de légumes dans quelques mois si ces 4 ha de terrain sont tous exploités. L’objectif consiste à assurer la sécurité alimentaire des familles de producteurs de pois du cap, un produit destiné à l’exportation tout en approvisionnant les hôtels et restaurants à Toliara compte tenu de l’affluence des touristes internationaux dans cette destination. Nous reconnaissons ainsi que l’approche filière constitue une politique garantissant la sécurité alimentaire à Madagascar », a-t-il poursuivi.   

 

Percer le marché de l’Océan Indien

Toujours avec la filière litchi qualifiée de filière responsable, l’ADID a également piloté la mise en œuvre du projet de culture de patate douce à Antanetibe Mahazaza. « Nous y avons cultivé 46 000 plants au bénéfice des 44 ménages ruraux. Notre but est de percer le marché de l’Océan Indien en prévoyant d’exporter 200 tonnes de patates douces vers juin ou juillet 2023 à Mayotte », a annoncé le cofondateur de l’ADID. Il est à noter que les intrants agricoles utilisés pour les cultures de légumes et les patates douces sont bio, y compris les engrais qui sont des engrais organiques fabriqués localement.  « Ce qui permettra de mettre en place les Territoires Agricoles Durables étant donné que toutes les plantations sont réalisées sans aucune intervention chimique. D’autant que le suivi de l’évolution de ce projet agricole se fait en temps réel grâce aux vidéos réalisées sur chaque site de production via Local Connect en partenariat avec Airtel Madagascar et l’université ESM », a conclu Faly Rasamimanana. 

 

Navalona R.