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24-11-2022 par Midi Madagasikara

Le projet de loi d’orientation sur le système éducatif à Madagascar prévoit six années en primaire et trois années au collège. Une phase d’initiation préscolaire obligatoire d’une année ayant pour résultat l’abaissement de l’âge minimum de scolarisation est également prévue dans cette loi.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

Le projet de loi d’orientation sur le système éducatif à Madagascar est déjà passé en travaux de commission à l’Assemblée nationale si l’adoption en séance plénière est prévue la semaine prochaine, sauf changement. Parmi les changements que pourrait apporter la loi d’orientation du système éducatif est l’enseignement public obligatoire progressif de 10 ans (incluant le préscolaire) permettant à l’enfant d’aller à l’école jusqu’à l’obtention d’un Brevet d’études à la fin du cycle d’enseignement secondaire général de niveau 1. Il est divisé en trois sous-cycles dont l’enseignement primaire de niveau 1 (T1-T2-T3), l’enseignement primaire de niveau 2 (T4-T5-T6) et l’enseignement secondaire général niveau 1 (T7-T8-T9).

 

Les six premières années sont ainsi considérées comme étant de l’enseignement primaire où le Certificat d’étude primaire élémentaire (CEPE) sera passé à la fin de la classe de T6 et non plus à la classe de T5. La durée du cycle primaire sera ainsi prolongée d’une année et le collège sera réduit d’une année. « Cette réforme crée une confusion puisque  les élèves n’auront donc que trois années pour préparer le BEPC et l’étude secondaire. Les écoles primaires seront également contraintes de mettre en place une salle supplémentaire pour la classe de T6 tout en sachant que le problème d’infrastructure concerne autant le privé que le public », argue le président de la direction nationale et de l’association des institutions laïques pour l’éducation (A.I.L.E), Célin Rakotomalala.

 

Éveil

Parmi les réformes prévues dans ce projet de loi sur l’orientation générale du système éducatif figure également le préscolaire qui devrait également devenir obligatoire. Il prévoit une première année en préscolaire à l’âge de 5 ans. Selon toujours Célin Rakotomalala, le préscolaire contribue à l’éveil moteur, socio-affectif et intellectuel de l’enfant et permet de développer son autonomie. « L’éveil au préscolaire devrait durer deux ans à partir de la troisième année de l’enfant et non à sa cinquième année. L’éducation préscolaire est considérée comme indispensable dans le processus d’apprentissage des enfants », renchérit-il. Selon ce projet de loi, le passage par une ou plusieurs années de préscolaire permet de mieux préparer l’enfant au primaire et réduit considérablement le risque d’échec et d’abandon scolaire. 

 

Narindra Rakotobe