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24-09-2021 par Midi Madagasikara

Planet Madagascar met un œuvre un projet financé par la Fondation Tany Meva à travers le CEPF, dans trois villages limitrophes du parc national d’Ankarafantsika situé dans la région Boeny, à savoir Maevatanimbary, Andranohobaka et Ambarindahy.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

Il s’agit d’un projet visant à créer des activités rémunératrices pérennes pour les communautés riveraines afin que celles-ci puissent contribuer à la conservation de cette Aire Protégée, et ce, en s’inspirant du concept « Nature based solutions ». A titre d’illustration, « nous avons identifié un site qui abrite des lémuriens qui se trouvent en danger à cause des feux de brousses et de la pression anthropique. La forte endémicité de la faune et de la flore identifiée dans ce parc d’Ankarafantsika, justifie également les efforts déployés pour sa préservation », explique Mamy Razafitsalama, Country director de Planet Madagascar. Raison pour laquelle, des villageois membres de ces communautés riveraines sont recrutés pour assurer les patrouilles. Il est à noter que le site sécurisé par ces communautés a été épargné par les feux lors du récent incendie du parc d’Ankarafantsika.

 

Résultats tangibles. « Chaque village possède une équipe de patrouilleurs composée de six hommes accompagnés par leur chef et qui a sa propre organisation. Nous quittons entre autres, le village vers 7h du matin pour faire les tours dans les forêts jusqu’en milieu de l’après-midi. Nous effectuons quatre patrouilles par semaine. Notre mission consiste à surveiller les braconniers et les exploitants illicites de bois tout en inventoriant les lémuriens et les autres animaux rencontrés en chemin sans oublier leur emplacement, leur nombre et leur comportement. Des comptes-rendus seront ensuite effectués auprès des techniciens de Planet Madagascar. Les activités d’agriculture et d’élevage nous rapportent peu en ce moment, mais avec le travail de patrouilleur, j’ai pu me procurer d’une charrette et d’une parcelle de rizière. Et les conditions de vie de ma famille se sont améliorées », a témoigné Velokasy, un patrouilleur. Les résultats de la création de cette activité rémunératrice, sont tangibles. En effet, aucun départ de feux n’a été enregistré et la pression sur l’exploitation des ressources forestières diminue également.

 

Business plan. Dans la foulée, Planet Madagascar a lancé deux filières porteuses, à savoir, le miel et le citron au profit de ces communautés villageoises. Un business plan sera bientôt mis à leur disposition en vue de les professionnaliser. Parlant de la seconde filière porteuse, la plantation de citronniers s’adapte bien au climat de la région permettant sa croissance rapide et sa fructification. L’exploitation de citron devient ainsi une activité juteuse pour ces bénéficiaires. Depuis des années, plusieurs familles survivent en vendant des citrons. Elles ont même pu diversifier leurs produits en les transformer. On trouve entre autres sur leurs étals des jus concentrés conditionnés en bouteilles et des achards de citron. Ce qui permettra en même temps de conserver ce fruit plus longtemps. Des villageois s’organisent via des associations en projetant de mettre en place des pavillons pour une commercialisation de leurs produits, d’une manière plus professionnelle. Leurs cibles sont notamment les gros consommateurs en provenance de Mahajanga, de Maevatanàna, de Marovoay, voire même d’Antananarivo. Il faut savoir que ce projet mené par Planet Madagascar, répond bien aux thématiques inscrits dans le plan stratégique de la Fondation Tany Meva.

 

Navalona R.