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Economie

Affaire KRAOMA : l’État récupère près de 20 milliards d’ariary transférés à Maurice

29/03/2026 08:22 © Moov. Mg

L’affaire impliquant la société d’État KRAOMITA Malagasy S.A. (KRAOMA) connaît un nouveau développement. Après la présentation de plusieurs suspects devant le Pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo le 5 mars 2026, les autorités judiciaires annoncent le rapatriement effectif d’une partie des fonds présumés détournés dans ce dossier.

Des flux financiers irréguliers

Selon le ministère de la Justice, le montant récupéré s’élève à 4 749 935,05 dollars américains, soit 19 830 978 833,75 ariary. Ces fonds, en provenance de l’île Maurice, ont été transférés vers Madagascar le 27 mars 2026. L’enquête concerne les négociations menées en 2023 autour de l’exploitation du gisement de chrome de Brieville, dans la région Betsiboka. La société KRAOMA était alors engagée dans des discussions avec la société étrangère Dana Minerals Corporation. Les investigations ont mis en évidence l’existence de pratiques suspectes, notamment l’exigence d’un montant de 35 millions de dollars présenté comme un droit d’entrée pour l’attribution du contrat.

Une première tranche de 5 millions de dollars aurait été transférée sur un compte offshore domicilié à Maurice, en dehors des circuits officiels de la société d’État. Face à ces flux financiers jugés irréguliers, le Bureau indépendant anti-corruption (BIANCO), en collaboration avec le PAC, a initié dès janvier 2026 des démarches visant à récupérer les avoirs présumés illicites.

Infractions économiques

Ces procédures se sont appuyées sur des mécanismes de coopération judiciaire entre Madagascar et les juridictions étrangères concernées. Elles ont abouti au transfert effectif des fonds vers le territoire national. D’après les autorités, les sommes rapatriées ont été immédiatement reversées sur le compte de KRAOMA, conformément aux dispositions légales en vigueur. La gestion de ces avoirs relève désormais du cadre établi pour la récupération des biens issus d’infractions économiques. Cette restitution partielle intervient alors que l’enquête se poursuit sur l’ensemble des flux financiers identifiés dans ce dossier.

Sur le plan judiciaire, plusieurs personnes impliquées dans l’affaire ont déjà été placées sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora. D’autres suspects se trouveraient actuellement à l’étranger, tandis qu’un mandat d’arrêt international a été émis contre un opérateur économique cité dans l’enquête. La procédure suit son cours devant le Pôle anti-corruption, qui reste saisi du dossier depuis février 2026.

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