Sud-Est : Les acteurs cherchent un nouveau souffle pour accélérer le développement des huiles essentielles
La filière des huiles essentielles et extraits dans le Sud-Est de Madagascar veut franchir une nouvelle étape. Réunis le 5 mai dernier à Manakara, les acteurs publics et privés du secteur ont participé à un atelier de concertation organisé par le GEHEM GIE avec l’appui du Projet Pôles Intégrés de Croissance (PIC). L’objectif était d’identifier les principaux défis de la filière et de définir des pistes concrètes pour renforcer son développement régional et national.
Des contraintes encore importantes
Considérée comme stratégique pour la région Fitovinany, la filière repose principalement sur des sous-secteurs porteurs comme le girofle, le ravintsara, le niaouli et le lantana, aussi appelé « radriaka ». Lors de son intervention, le chef de région Fitovinany a souligné l’importance économique de ces produits, qui représentent une source de revenus pour de nombreux producteurs et opérateurs locaux.
Au cours des échanges, les participants ont mis en avant plusieurs difficultés qui freinent encore le développement de la filière. Cela comprend les procédures administratives, qui figurent parmi les principales préoccupations des opérateurs. La Direction régionale de l’Environnement et du Développement durable a ainsi apporté des clarifications sur les démarches applicables afin de mieux accompagner les producteurs et exportateurs.
Le GEHEM a également présenté les mécanismes d’appui prévus pour soutenir les acteurs de la chaîne de valeur. Parmi eux figure notamment la diffusion prochaine d’alambics améliorés dans les régions Est et Sud-Est afin d’améliorer les capacités de transformation et la qualité des produits.
Vers une structuration renforcée
Les discussions ont aussi permis de formuler plusieurs recommandations, notamment l’allègement des procédures administratives, le renforcement des capacités des opérateurs, l’amélioration du contrôle qualité ainsi que la recherche d’alternatives durables au bois de chauffe utilisé dans la transformation.
Les participants ont également insisté sur le développement des appuis techniques et financiers, ainsi que sur le renforcement de la responsabilité sociétale des entreprises envers les petits producteurs.
En 2025, les exportations malgaches d’huiles essentielles et extraits ont atteint 101 millions de dollars, soit une hausse de 18,8 % par rapport à 2024. Un résultat qui confirme le potentiel économique croissant de cette filière pour Madagascar.




