Après le cyclone Fytia : le réseau routier de Madagascar encore perturbé dans plusieurs régions
Plusieurs jours après le passage du cyclone tropical Fytia, Madagascar fait toujours face à de fortes perturbations de la circulation. Inondations, éboulements et dégradations d’infrastructures rendent de nombreux axes routiers impraticables ou difficiles d’accès, ralentissant les déplacements et les opérations de secours dans plusieurs régions.
Des importants dégâts sur le réseau routier
Le passage du cyclone Fytia a provoqué d’importants dégâts sur le réseau routier, notamment dans les régions d’Analamanga, Boeny, Betsiboka, Melaky et Sofia, selon le dernier bilan provisoire du Bureau National de Gestion des Risques et des Catastrophes (BNGRC), en date du 4 février 2026 à 8h30. Plusieurs tronçons de la RN4, axe stratégique reliant Antananarivo à Mahajanga, restent affectés par des inondations et des montées des eaux, rendant la circulation difficile, en particulier pour les poids lourds. Si certains segments ont été rouverts à la circulation légère depuis le 3 février, les conditions de trafic demeurent précaires sur plusieurs points kilométriques.
Dans le district d’Ankazobe, un éboulement a sérieusement compromis l’accès à la RN4 au niveau de la commune de Kiangara. D’autres axes, comme la RN33B dans le district d’Ambato Boeny, sont temporairement interrompus en raison de l’arrêt du bac, tandis que plusieurs routes nationales et secondaires en terre sont devenues impraticables sous l’effet des fortes pluies persistantes.
Un lourd tribut humain
La dégradation de ces infrastructures routières entrave l’acheminement de l’aide humanitaire et complique l’évaluation exhaustive des dégâts dans certaines zones enclavées. Les autorités signalent que l’accès reste particulièrement difficile dans plusieurs districts, où la circulation est perturbée par les inondations, les routes boueuses et les affaissements de terrain, ralentissant les interventions des équipes de secours et de réhabilitation.
Au-delà des dégâts matériels, le cyclone Fytia a causé un lourd tribut humain. Selon le BNGRC, 12 décès ont été enregistrés dans les régions d’Analamanga et de Boeny. Les causes sont principalement liées à des effondrements d’habitations, des noyades consécutives à la crue des rivières, ainsi qu’à une exposition prolongée au froid. Sept personnes ont également été blessées lors des intempéries. Au total, 34 districts répartis dans neuf régions ont été impactés par le cyclone. Le bilan provisoire fait état de 70 521 personnes sinistrées, soit plus de 16 000 ménages affectés. Parmi elles, près de 28 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile, dont une majorité accueillie dans des sites d’hébergement temporaire encore actifs.
Par ailleurs, les intempéries ont provoqué l’inondation de plus de 12 000 habitations à travers les zones touchées. Près de 1 500 cases ont été endommagées et plus de 1 800 détruites. Le secteur éducatif a également subi de lourdes pertes, avec de nombreuses salles de classe partiellement ou totalement détruites, compromettant la reprise normale des activités scolaires dans certaines localités.




