Prisons à Madagascar : le projet PRODIP améliore l’alimentation et les conditions de vie des détenus
Après près de cinq années d’intervention dans les régions de Vatovavy, Fitovinany et DIANA, le projet PRODIP arrive à son terme avec plusieurs acquis dans les établissements pénitentiaires. Production agricole, accès à l’eau potable, amélioration de l’hygiène et soutien au personnel pénitentiaire ont permis de renforcer les conditions de vie en milieu carcéral et de progresser vers une meilleure autonomie alimentaire.
Amélioration de l’approvisionnement en nourriture
Dans plusieurs maisons centrales et camps pénaux de Madagascar, les difficultés liées à l’alimentation des détenus restent un défi quotidien. C’est dans ce contexte que le projet PRODIP, ou « Promouvoir la dignité des personnes détenues », a été déployé dans les régions de Vatovavy, Fitovinany et Diana. L’objectif principal du programme était d’améliorer durablement les conditions de vie des détenus, tout en renforçant les capacités des établissements pénitentiaires. Pendant près de cinq ans, les interventions ont porté sur la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau, l’hygiène ainsi que l’accompagnement du personnel pénitentiaire.
Le développement des activités agricoles figure parmi les principales réalisations du projet. Dans plusieurs camps pénaux, des formations en agroécologie ont été organisées afin d’améliorer les techniques de production agricole. Des infrastructures adaptées, comme des complexes agricoles et des magasins de stockage, ont également été construites pour soutenir la production et mieux conserver les récoltes. Ces actions permettent aujourd’hui à certains établissements de réduire leur dépendance extérieure pour l’approvisionnement en nourriture.
Assurer l’alimentation des détenus
À Andranomiteka, dans la région Vatovavy, les résultats sont déjà visibles. Le chef du camp pénal, Ratesaka Erhard Phily, affirme que le site est désormais capable d’approvisionner la maison centrale de Mananjary en manioc, tout en assurant l’alimentation des détenus présents dans le camp pénal. Le projet a aussi accordé une attention particulière aux femmes enceintes et allaitantes détenues, grâce à une amélioration de la qualité nutritionnelle des repas. Au-delà de la question alimentaire, le projet PRODIP a également investi dans l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Plusieurs infrastructures ont été réhabilitées ou nouvellement construites au profit des détenus et du personnel pénitentiaire. Les activités de clôture organisées récemment à Diego et Manakara ont permis de remettre officiellement ces infrastructures aux autorités concernées. Des dotations en matériels et des séances de sensibilisation sur la gestion des équipements ont également marqué ces cérémonies.
Mis en œuvre dans le cadre du programme Fanarenana, le projet PRODIP a été conduit par le Gret avec Agrisud International Madagascar, Grandir dignement et la Fondation Sentinelles, sous la tutelle du ministère de la Justice et avec le financement de l’Agence française de développement. À l’issue du projet, partenaires et autorités locales affichent désormais une même ambition : préserver les acquis obtenus et poursuivre les efforts engagés pour améliorer les conditions de vie dans les prisons malgaches.




