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14-10-2021 par Midi Madagasikara

Plus de la moitié des mineurs sur les 1 500 enquêtés par l’ONG Ecpat France utilisent Internet. 50% d’entre eux ne sont pas sous la surveillance des adultes au moment où ils sont connectés.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

Les enfants utilisent fréquemment Internet pour apprendre, communiquer, partager des contenus, jouer ou encore s’amuser. Ces activités ont lieu de plus en plus souvent loin de l’ordinateur familial, sur des appareils mobiles comme les smartphones et les tablettes. Bien que les parents peuvent diriger l’enfant vers des contenus intéressants, amusants et adaptés à son âge, 50% des enfants enquêtés ont indiqué ne pas être dirigés quand ils surfent. C’est le résultat des études menées par l’ONG Ecpat France sur 1.500 enfants et 500 adultes qui ont eu lieu dans six villes de Madagascar dont Antananarivo, Mahajanga, Toamasina, Toliara, Nosy-Be et Taolagnaro. « Nous encourageons les parents à surveiller de près les activités de leurs progénitures sur Internet. Avec le développement de la nouvelle technologie, l’exploitation sexuelle des enfants à travers Internet est un phénomène qui nécessite une prise de responsabilité », selon Tokinirina Rakotoarimanana, formateur auprès de l’Ecpat France. Ces points ont été évoqués hier durant la formation des acteurs sur la terminologie relative aux Abus et exploitations sexuels des enfants en ligne (AESEL) dans le cadre du projet PAESEL ou Prévention des abus et exploitations sexuels des enfants en ligne conduit par Ecpat France et appuyé par l’UNICEF.

 

Risques. L’utilisation des médias sociaux peut présenter certains risques. Cette étude réalisée par l’Ecpat France a permis d’apprendre que 44% des enfants enquêtés ont indiqué avoir été victimes de l’un des cinq types d’abus et exploitations sexuels en ligne comme l’online grooming, le sexting, la sextorsion, le live streaming d’abus sexuels ainsi que l’abus sexuel à partir d’une webcam, messenger ainsi que toutes les plateformes où l’on peut visionner des vidéos. Le chef du service de la législation auprès de la direction des études et des réformes législatives du ministère de la Justice, Vololoniaina Rakotonirina a indiqué que pour renforcer davantage la protection des enfants contre l’AESEL, il est primordial de faire une large diffusion de ces guides terminologiques auprès des acteurs concernés par la protection des enfants. C’est également dans ce sens que des sessions de formation seront organisées dans les six villes d’intervention du projet.

 

Narindra Rakotobe