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03-08-2021 par Midi Madagasikara

La planète serait actuellement entrée dans une phase de dépassement globale.


Copyright Image : © Midi Madagasikara

 

Depuis 30 juillet dernier, le monde a commencé à consommer les ressources naturelles dont il a besoin pour l’année prochaine si l’on s’en tient aux dires de Baomiavotse Raharinirina, ministre de l’Environnement et du Développement Durable durant le lancement officiel du Rapport sur le développement humain 2020 à Anosy. Propos qui interpellent sur le fait que «l’humanité a dépensé l’ensemble des ressources pouvant être régénérées par la planète Terre pendant une année». Une situation qui serait causée généralement par les modes de production et de consommation de l’espèce humaine. Des pratiques nocives dans lesquelles les ressources naturelles sont extraites et échangées pour satisfaire une économie de marché.

 

Ainsi, le monde serait actuellement dans une «phase de dépassement globale» d’après les scientifiques. Face à une telle situation, la ministre malgache de l’Environnement et du Développement tire sur la sonnette d’alarme. «Le constat est consensuel, il n’y a pas de développement humain durable sans un changement de trajectoire radical en matière de gouvernance environnementale, que ce soit au niveau mondial ou au niveau des territoires. Et financer la transition énergétique et l’économie verte des pays comme Madagascar doivent être des priorités absolues si l’on veut vraiment transformer et éviter le mur», interpelle Baomiavotse Raharinirina.

 

Pistes. Le Rapport sur le développement humain (RDH 2020) invite «à définir une nouvelle voie de progrès compatible avec la nature ». Ce, en développant «des solutions fondées sur la nature, entre autres, la mise en place des solutions/actions visant à protéger l’environnement, à gérer durablement les ressources et à restaurer les écosystèmes, tout en promouvant le bien-être». Le document «préconise également d’ aller vers les normes sociales favorables à la protection de l’environnement en mettant en place des actions qui permettent d’alléger et de modifier le comportement collectif vers les actions de protection de la planète ». Ces dernières se basant sur «deux piliers, ajoute le document, entre autres l’éducation, l’apprentissage, la capacitation et l’autonomisation».


José Belalahy