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03-05-2021 par L'Express de Madagascar

Le président de la République annonce un allègement des mesures sanitaires. Les élèves en classe d’examen reprennent les cours dans les régions en quarantaine, notamment.


Copyright Image : L'Express de Madagascar


Fini les vacances. La reprise des cours est une des informations majeures annoncées par Andry Rajoelina, président de la République, lors de l'émission spéciale marquant la fin de la précédente quinzaine d'état d’urgence sanitaire, hier.

L'état d’urgence sanitaire est prolongé de quinze jours, certes. Les dispositions sanitaires en vigueur connaissent, néanmoins, un allégement. C’est le cas de la reprise des cours. Le chef de l’État l'explique par le fait que l'année scolaire entre dans son troisième trimestre. Que les dates d’examens approchent. Cette décision est ainsi prise, « afin d'éviter une baisse du niveau des élèves ». Aussi, pour les régions qui sont en quarantaine, les écoliers, collégiens et lycéens en classe d’examen reviendront en cours prochainement.

Dans les circonscriptions en quarantaine, les vacances de Pâques sont prolongées pour les élèves en classe intermédiaire. Dans le reste du pays, la reprise des cours concerne tous les élèves, même ceux qui ne sont pas en classe d’examen. Les régions verrouillées mises à part, le Président édicte, aussi, la réouverture des universités. La décision annoncée, hier, ne précise, cependant, pas quand cette réouverture des écoles sera effective.

Étant donné que l'émission spéciale du chef de l’État accompagnée de quatre ministres a été diffusée dans la nuit d’hier, l’annonce de la reprise des cours a pris de court les parents et les élèves aussi. Aucune date n’a, toutefois, été communiquée, hier.

À entendre l’intervention d’une des journalistes ayant pris part à l'émission, il faudrait attendre les responsables du ministère de l’Édu­cation nationale pour avoir plus de détails. Au regard de l’allure du rendez-vous, toutefois, demander plus de détails au chef de l’État n’aurait pas été une faute. Avoir plus de précision dès hier, aurait, par ailleurs, permis à plusieurs ménages de prendre les dispositions nécessaires. Il est certain, néan­moins, que la reprise des cours sera accompagnée d’une discipline sanitaire rigoureuse.

Le locataire d’Iavoloha lui-même avait dit, il y a quinze jours, que les enfants peuvent être des porteurs sains de la Covid-19 et la transmettre aux adultes. Hier, Andry Rajoelina a, cependant, souligné que les efforts déployés dans la riposte contre cette deuxième vague et la prise de conscience de la population pour respecter les mesures sanitaires a permis cet allègement du dispositif.

Le chef de l’État se réjouit de la baisse du nombre de personnes contaminées lors de ces quinze derniers jours. De sept mille deux cent vingt six cas positifs de début avril, jusqu’au 18 avril, le nombre de personnes testées positives au coronavirus est quatre mille huit cent trente durant la deuxième moitié du mois d’avril. Il met, également, en avant la hausse du nombre de guérisons qui passe de trois mille quatre cent quarante-quatre, à six mille deux cent vingt-cinq.

Ces chiffres qu’il juge encourageants démontrent, selon Andry Rajoelina, que les mesures édictées par l’État portent leurs fruits. Il compte ainsi maintenir cette dynamique. Pour augmenter la capacité de prise en charge des patients à Antana­narivo et ses environs, un nouveau Centre de traitement Covid-19 (CTC-19), sera inauguré, ce jour, à Andoharanofotsy. Un CTC ouvrira, aussi, ses portes à Antsirabe, à Taolagnaro et Fianarantsoa.

L’État compte, aussi, continuer de miser sur la mise en quarantaine des circonscriptions connaissant une hausse inquiétante des contaminations. Une stratégie qui a permis à la région Boeny et la ville de Nosy Be de sortir de la liste des zones rouges, à s’en tenir aux explications du président de la République. La quarantaine est donc levée pour ces deux collectivités. Seulement, les régions Analamanga, Atsina­nana et Sava sont toujours bouclées. Les régions Vakinankaratra, Anosy et Matsiatra Ambony joignent leurs rangs.

Les convois funèbres sont toujours interdits d'entrée ou de sortie des zones en quarantaine, quel que soit le motif du décès. Le couvre-feu de 21 heures à 4 heures reste en vigueur. Sur tout le territoire, la réunion de plus cinquante personnes est toujours interdite. Les lignes de transport sur le réseau national sont toujours suspendues. Une suspension qui s’applique, également, à tous les vols intérieurs.

Andry Rajoleina explique la décision de suspendre les vols intérieurs par le fait que la hausse des contaminations dans certaines localités aurait pour cause la circulation de personne par le biais des transports aériens. Il y aurait alors eu des négligences sur l'impératif pour chaque passager de présenter une attestation de test PCR négatif. Cette guerre sanitaire ne pourra, cependant, être gagnée sans une rigueur et discipline, non seulement de la population, mais aussi des responsables étatiques, à tous niveaux.