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15-04-2021 par L'Express de Madagascar


Copyright Image : L'Express de Madagascar

 

L’État serre la vis. La riposte contre la deuxième vague de propagation du coronavirus a, une nouvelle fois, pris la part belle des discussions et décisions prises en conseil des ministres, hier. Trois jours avant la fin de la première quinzaine d’état d’urgence sanitaire, l’Exécutif décide de durcir les dispositions sanitaires en vigueur.

La règle exceptionnelle sur les convois funéraires est, notamment, renforcée. Le conseil des ministres édicte ainsi, qu’aucun convoi funéraire ne peut plus sortir des circonscriptions placées en quarantaine que sont les régions Analamanga, Antsi­nana, Boeny, Sava et la ville de Nosy Be. Il n’y aura donc, plus d’exception quelle que soit la cause du décès. Une décision imposée, probablement, par les subterfuges tentés par certains, ces derniers jours.

Afin de limiter les attroupements et les bousculades sur les places publiques, les marchés hebdomadaires dans la capitale sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Cette décision s’applique, par exemple, au marché de Mahama­sina, qui se tient chaque jeudi, et à celui d’Andravohangy, qui se tient tous les mercredis. Les vacances de Pâques pour les écoles et les universités sont, également, prolongées.

Les transporteurs en commun travaillant sur le réseau national, ou encore des salariés du tourisme réclament de l’État qu’ils lèvent les restrictions sanitaires paralysant leur secteur d’activité. Ceux travaillant dans le tourisme, vont jusqu’à réclamer une réouverture « partielle », des frontières pour les touristes vaccinés. Une demande qui n’est pas sans risque lorsque les informations internationales rapportent que les variantes de la Covid-19, seraient résistantes aux vaccins sur le marché.

Qu’il s’agisse d’une simple coïncidence, ou que ce soit délibérée, la réponse de l’État aux diverses contestations sur l’application des mesures sanitaires est donc, de durcir les dispositions en vigueur. De prime abord, éviter un reconfinement est en ligne de mire. Seulement, il est aussi impératif de briser la chaîne de contamination. Et la tâche n’est, visiblement, pas aisée.

Le nombre de nouveaux cas ne cesse d’augmenter, surtout à Antananarivo. Des décès sont toujours comptabilisés. Les hôpitaux tant publics que privés, les Centres de traitement Covid-19 et les Centres de santé de base, ainsi que les médecins de quartier sont toujours autant submergés par les patients infectés par le virus, ou présentant des symptômes de la maladie. Sauf changement, Andry Rajoelina, président de la République, s’adressera à nouveau à la nation, samedi.