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09-01-2021 par L'Express de Madagascar

Les impacts de la période d’étiage sur la capitale commencent à se faire ressentir, la production de riz local est la première victime.


Copyright Image : L'Express de Madagascar


Réduit de moitié. Seulement un peu plus de mille deux cents hectares sur les deux mille trois cents cultivables sur la région Analamanga ont pu être exploitées durant la dernière campagne de riziculture à cause de la sécheresse. Ce bilan a été exposé hier à Ampandrianomby par l’équipe technique du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche pour tenter d’expliquer la hausse du prix du riz produit localement malgré une qualité légèrement en baisse.

«Les plaines de Fenoarivo, Alakamisy, Soavina Ankadivoribe ou encore une partie de Laniera ont été largement en souffrance durant la dernière campagne. En somme c’est presque toute la partie Atsimondrano qui a été impactée par l’assèchement de la rivière Sisaony, principale source d’irrigation de la partie Sud et Ouest de la région Analamanga » détaille Fanomezantsoa Lucien Ranarivelo, ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Ainsi, près de la moitié de la capacité de production de la région Analamanga est perdue pour la dernière campagne. Tandis que l’autre moitié accuse un retard de production d’une quinzaine de jours sur le calendrier de campagne habituelle. Pour tenter de recouvrir ce gap de production, les autorités envisagent, entres autres alternatives, de recourir à la production des autres régions.

Selon les chiffres du ministère, l’Itasy, les plaines d’Ifanja, la région Bongolava ont été faiblement impactés par ce phénomène de sécheresse. La barrière économique d’Akadinondry Sakay, sur la période entre novembre et janvier, a enregistré près de quarante et un mille tonnes de paddy et plus de quatre cent soixante tonnes de riz blanc en direction de la région Analamanga pour approvisionner les marchés de cette dernière.

D’un autre côté, dans la région Alaotra, principal fournisseur de riz local pour presque tout le territoire national, la sécheresse impactée sur la production a une envergure non négligeable. Dans cette région, les producteurs gardent une partie de leurs grandes récoltes entre les mois de juin et juillet pour les revendre vers le mois de novembre afin d’avoir les fonds pour démarrer la campagne suivante. Cependant, avec le retard de la saison de pluie, le début de la prochaine campagne en est devenu la victime. D’où les tentatives de rétention de stock effectuées par certains producteurs dans la mesure où ils ne peuvent faire autrement pour financer leurs prochaines campagnes.

« Face à cette situation, des opportunistes optent pour la rétention de stock de manière à maximiser leurs profits. Raison pour laquelle les contrôles sur les marchés ainsi que dans les dépôts des producteurs se font régulièrement en collaboration avec les directions du commerce du ministère, de manière à sensibiliser les opérateurs sur l’importance de la régularisation de la mise sur le marché de leurs productions » ajoute le ministère de l’Agriculture. Jusqu’à présent, les techniciens du ministère travaillent sur les possibilités d’amorçage de la prochaine campagne malgré la sécheresse qui plane toujours sur toute la filière riz.